La France a lancé, mardi, sa nouvelle stratégie internationale pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable, tout en réaffirmant son engagement en faveur de l’objectif de développement durable (ODD) « Faim zéro » d’ici à 2030.
La nouvelle stratégie internationale française a été lancée par le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, en présence du directeur général adjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Laurent Thomas et de représentants du Programme alimentaire mondial (PAM).
Plus de deux milliards de personnes vivent aujourd’hui dans l’insécurité alimentaire, soit plus d’un quart de la population mondiale. Ces personnes n’ont pas d’accès régulier à des aliments sains et nutritifs en quantité suffisante. Les populations rurales et agricoles dans les pays en développement, notamment en Afrique subsaharienne, sont particulièrement frappées.
« Face à ce défi, la France réaffirme son engagement en faveur de l’objectif de développement durable (ODD) n°2 des Nations unies (« Faim zéro » d’ici à 2030). La nouvelle stratégie, lancée aujourd’hui, vise à orienter dans ce sens les actions de développement de la France à l’international pour la période 2019-2024, notamment par le soutien à des systèmes agricoles et alimentaires plus durables et plus nutritifs, et par le développement d’une agriculture performante sur les plans économique, social et environnemental », indique un communiqué du Quai d’Orsay.
La nouvelle stratégie française repose sur 5 axes. Le premier porte sur le renforcement de la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Sur ce point, « la France souhaite jouer un rôle moteur pour améliorer l’efficacité et la coordination des acteurs internationaux dans ces domaines ; au centre de cette gouvernance figurent les institutions onusiennes basées à Rome », souligne la même source.
Le deuxième axe se rapporte au développement des systèmes agricoles et alimentaires durables pour faire face au changement climatique et à l’érosion de la biodiversité. « Cela passe notamment par la promotion de pratiques agricoles durables comme l’agroécologie ».
Le troisième axe est relatif au renforcement de l’action française sur la nutrition pour agir de façon intégrée sur les différents facteurs menant à la sous-nutrition des jeunes enfants et des femmes enceintes et allaitantes, comme l’accès à des aliments de qualité, à l’eau potable, à de bonnes conditions d’hygiène. Quant aux quatrième et cinquième axe, ils se rapportent à l’appui de la structuration de filières agroalimentaires durables pour favoriser la création d’emplois décents dans les territoires ruraux, notamment pour les jeunes, et au renforcement des actions d’assistance alimentaire aux populations vulnérables.
Ainsi et dans le cadre de sa nouvelle stratégie internationale, la France s’engage pour garantir à tous une alimentation saine, nutritive et suffisante notamment à travers notamment les projets de terrain de l’Agence Française de Développement (AFP), qui a engagé 935 millions d’euros en 2018 pour le développement agricole et la sécurité alimentaire, et à travers l’aide alimentaire programmée, dotée de 40 millions d’euros en 2019 pour aider les populations à retrouver leur autonomie alimentaire et leurs moyens de production et améliorer leur résistance aux potentielles futures crises.
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