Dans les processus de production et d’organisation des marchés et des échanges, la digitalisation des services, l’ubérisation de l’économie, et les multiples risques de la cybercriminalité, posent des défis d’une complexité « sans précédent » en matière de régulation, a indiqué, ce mercredi à Rabat, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri.

De ce fait, la régulation des industries et des services émergents nécessite une approche qui allie la souplesse indispensable, pour permettre leur éclosion et leur développement, à la rigueur nécessaire pour minimiser les effets néfastes sur les consommateurs, l’activité et la stabilité économique, a souligné Jouahri qui intervenait lors de la conférence internationale sur « Les politiques et droit de la concurrence : Expériences nationales et partenariat international », organisée à l’initiative du Conseil de la concurrence.

Dans le domaine financier, outre les implications de la digitalisation, la multiplication des difficultés dans le sillage de la crise financière a conduit à un resserrement sans précédent de la régulation bancaire, a fait observer Jouahri, ajoutant que les régulateurs sont appelés à trouver et surtout à préserver un équilibre difficile et souvent fragile entre le durcissement des règles prudentielles pour la stabilité, primordiale au demeurant, du système bancaire et financier et leur assouplissement pour faciliter davantage le financement et contribuer à la relance de l’économie.

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