Automobile électrique : le Maroc devient la nouvelle porte d’entrée des constructeurs chinois vers l’Europe

Pour contourner les surtaxes douanières de 45 % imposées par l’Union européenne aux véhicules électriques fabriqués en Chine, les constructeurs chinois renforcent leur présence industrielle au Maroc.

Depuis 2020, la Chine a investi près de 6 milliards de dollars dans le Royaume, soit environ la moitié de ses investissements dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. 

Cette stratégie permet d’assembler véhicules et composants à proximité du marché européen, réduisant les délais de livraison à moins de 48 heures, contre environ 15 jours par voie maritime depuis la Chine.

Le développement industriel touche l’ensemble de la chaîne de valeur. 

À Tanger, plusieurs zones se transforment en pôles industriels accueillant des entreprises spécialisées dans les composants de batteries, notamment BTR New Material Group, Hailiang et Shinzoom.

Le Maroc vise à porter à 60 % la part de la production automobile électrique dans ses capacités industrielles d’ici la fin de la décennie.

À Kénitra, Gotion High-Tech construit la première grande usine africaine de batteries électriques. 

Le projet devrait générer près de 17 000 emplois et contribuer à un important transfert de technologie.

Cette montée en puissance suscite des inquiétudes au sein de l’Union européenne, qui redoute un contournement de ses mesures commerciales. 

Cependant, toute restriction visant les exportations marocaines pourrait également affecter Renault et Stellantis, fortement implantés dans le Royaume.

Pour le Maroc, cette dynamique représente une opportunité majeure de diversification des investissements étrangers et de consolidation de son rôle dans l’industrie mondiale du véhicule électrique.

Abonnez-vous à notre newsletter Abonnez-vous à notre newsletter
Rejoignez la communauté des entrepreneurs

Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News