Le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé, lors de sa deuxième réunion trimestrielle de l’année, de conserver son taux directeur à 2,25%, estimant que l’environnement économique actuel ne justifie pas de modification immédiate de sa politique monétaire.
Cette décision intervient dans un contexte où l’inflation demeure globalement maîtrisée malgré les tensions internationales et la hausse des coûts énergétiques. La banque centrale souligne toutefois que les incertitudes liées à la conjoncture mondiale, notamment aux répercussions du conflit au Moyen-Orient, continuent de peser sur les perspectives économiques.
Selon les projections actualisées de l’institution, l’inflation devrait atteindre 1,5% en 2026 avant de progresser à 2,1% en 2027, tout en restant compatible avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme. L’inflation sous-jacente resterait particulièrement faible cette année avant d’accélérer progressivement l’an prochain sous l’effet du renchérissement des importations.
Sur le plan économique, Bank Al-Maghrib anticipe une croissance de 5,2% en 2026, portée notamment par le rebond du secteur agricole grâce à une campagne céréalière favorable. Les activités non agricoles devraient, quant à elles, maintenir une dynamique solide et régulière.
L’institution prévoit également une progression soutenue des crédits bancaires au secteur non financier, reflétant la reprise de l’investissement et l’amélioration de l’activité économique. Les recettes touristiques ainsi que les transferts des Marocains résidant à l’étranger devraient poursuivre leur tendance haussière au cours des prochaines années.
En revanche, la hausse des prix de l’énergie et la poursuite des investissements devraient accentuer le déficit commercial et élargir temporairement le déficit du compte courant. Malgré cela, les réserves de change du Royaume continueraient de se renforcer grâce aux financements extérieurs et aux flux d’investissements directs étrangers.
Concernant les finances publiques, Bank Al-Maghrib estime que le déficit budgétaire poursuivra sa trajectoire de réduction graduelle, soutenu par la progression des recettes fiscales et la gestion des dépenses de l’État.
L’institution monétaire indique enfin qu’elle continuera à suivre de près l’évolution des indicateurs nationaux et internationaux afin d’adapter ses décisions en fonction des données économiques les plus récentes.
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