Créances en souffrance : vers un rapprochement inédit entre banques et justice

Le recouvrement des créances en souffrance s’impose comme un enjeu central. À Rabat, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a appelé à instaurer un dialogue structuré entre banques et justice afin d’en améliorer l’efficacité.

En cause, un décalage persistant entre la rapidité du secteur bancaire et la lenteur des procédures judiciaires, qui freine le traitement des dossiers. Pour y remédier, le ministre propose notamment une formation croisée entre magistrats et acteurs bancaires, afin de renforcer la compréhension mutuelle.

Il a également évoqué la création d’une plateforme de jurisprudence accessible, ainsi que l’intégration de profils spécialisés en finance pour mieux traiter les affaires économiques complexes.

Selon Hicham Balaoui, les créances en souffrance représentent désormais 8,3 % des crédits, pour un encours proche de 100 milliards de dirhams, soulignant l’urgence d’une réforme.

Plusieurs pistes sont avancées, notamment l’amélioration de l’exécution des jugements, de l’expertise judiciaire et le développement de la cession des créances non productives, dans le cadre notamment du projet de loi n° 26.02.

De son côté, Mohamed El Kettani pointe des blocages opérationnels et plaide pour un portail digital des ventes judiciaires ainsi qu’une meilleure coordination entre les acteurs.

Ce séminaire marque ainsi une étape vers un système plus efficace et mieux adapté aux réalités économiques.

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