Alors que le Maroc s’affirme comme un acteur clé des métaux stratégiques, le dernier rapport du Groupe international d’étude du cuivre (ICSG) vient doucher les espoirs d’un marché haussier. Réuni à Lisbonne, l’organisme annonce un excédent mondial de près de 500.000 tonnes sur 2025-2026, soit trois années consécutives de surplus, en raison d’un ralentissement de la demande mondiale.
Pour le Royaume, qui accélère ses investissements dans les filières minières et la transformation locale des matières premières, cette conjoncture appelle à la vigilance. L’ICSG pointe notamment les incertitudes liées au commerce mondial et à la politique américaine, qui affecteraient davantage la demande que les retards constatés dans l’offre.
La croissance de la demande en cuivre est revue à la baisse, passant de +2,4 % en 2025 contre +2,8 % en 2024. Une évolution qui pourrait affecter les plans d’expansion de plusieurs pays producteurs comme le Chili, le Pérou, la République démocratique du Congo ou le Maroc, tous engagés dans le renforcement de leurs capacités minières et de transformation locale.
F.R
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