Le GovTech Innovation Challenge 2026 mise sur l’IA pour moderniser l’audit public

Le GovTech Innovation Challenge 2026 a été officiellement lancé à Rabat avec l’ambition de mobiliser les technologies numériques, notamment l’intelligence artificielle, au service du contrôle des finances publiques et de la performance de l’administration.

Portée par le Secrétariat d’État suisse à l’économie (SECO), le Groupe de la Banque mondiale et la plateforme technologique Trust Valley, l’initiative est déployée en partenariat avec l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes.

Le programme entend identifier puis accélérer le développement de solutions innovantes capables de renforcer les capacités d’audit, de réduire les délais des missions de vérification et d’améliorer la détection des anomalies ou dysfonctionnements dans la gestion publique.

Le challenge associera des start-up marocaines, suisses et internationales, des PME, des universités ainsi que des experts technologiques. L’objectif est de rapprocher les institutions de contrôle de l’écosystème de l’innovation afin de concevoir des outils numériques à forte valeur ajoutée.

Le directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, a salué une démarche marocaine appelée, selon lui, à servir de modèle dans d’autres pays. Il a également mis en avant la dynamique de réformes engagée par le Royaume en matière de gouvernance publique.

De son côté, le secrétaire général de la Cour des comptes, Abdelaziz Koulouh, a souligné que l’essor de l’intelligence artificielle, la dématérialisation des procédures et l’explosion des volumes de données transforment profondément le fonctionnement des administrations.

Dans ce contexte, l’innovation constitue, selon lui, un levier central pour renforcer la transparence, la redevabilité et la confiance dans l’action publique.

L’inspecteur général adjoint des finances, Rachid Meliani, a indiqué que les solutions développées dans le cadre du challenge devraient permettre aux auditeurs publics d’affiner leurs méthodes, d’accélérer leurs travaux et d’analyser plus précisément les problématiques de gestion.

L’ambassadeur de Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, a pour sa part mis en avant la qualité du partenariat bilatéral et l’intérêt de placer l’intelligence artificielle, la cybersécurité et les technologies de pointe au service de l’efficacité de l’État.

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