Les centres de données, dont les besoins explosent avec l’essor de l’intelligence artificielle, émettraient beaucoup plus de CO2 qu’estimé jusqu’ici, selon une étude d’Allianz Trade.
Les émissions de ces infrastructures ont atteint 286 millions de tonnes de CO2 en 2025, soit 57 % de plus que les évaluations antérieures.
L’IA représente déjà entre 15 % et 20 % de la consommation électrique des centres de données, une part qui pourrait atteindre 40 % d’ici 2030.
Les émissions varient fortement selon l’origine de l’électricité utilisée : elles dépassent 600 grammes de CO2 par kilowattheure (kWh) en Inde, contre moins de 30 grammes en Norvège et en Suède.
La France affiche 41 grammes de CO2 par kWh, contre 329 grammes en Allemagne.
Près de 70 % des émissions mondiales des centres de données sont concentrées aux États-Unis et en Chine.
Sans accélération de la décarbonation, elles pourraient atteindre 643 millions de tonnes de CO2 d’ici 2030.
Les centres de données auraient consommé 814 milliards de litres d’eau dans le monde en 2025, un volume qui pourrait atteindre 1.800 milliards de litres d’ici la fin de la décennie.
Enfin, les entreprises de l’IA sont appelées à faire preuve de transparence sur le coût écologique de leurs centres de données et à recourir aux énergies renouvelables d’ici 2030.
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