Accueil Karim Debbouze, Directeur général et co-fondateur du Marrakech du Rire

    Karim Debbouze, Directeur général et co-fondateur du Marrakech du Rire

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    Infomediaire : Quelles différences y a t-il entre cette 4ème édition et celle de l'année passée ?

     

    Karim Debbouze : Nous avons doublé les spectacles et sommes passés de 7 l'année dernière à 15 cette année. Nous sommes montés en grade au niveau de la programmation ; La plus grande scène du Palais Badii est animée tous les soirs contre 2 soirs seulement l'année passée.

    Nous sommes fiers de répondre de cette manière à la demande qui ne cesse de s'accroitre, car rappelons qu'il s'agit de 12 000 personnes qui passent par cette scène durant l'événement. Idem, nous avons programmé 2 fois la soirée de Gala pour accorder à 3 000 personnes supplémentaires d'assister au show.

    Nous continuons à Dar Attakafa les masterclass qui sont présentées encore cette année par Oscar Sisto, cela permet de sensibiliser les jeunes talents pour leur donner envie de monter sur scène et faire du théâtre.

     

    Infomediaire : Quelles sont les surprises de cette année ?

     

    Karim Debbouze : Une des surprises de cette année, est l'arrivée de Florence Foresti, qui n'était pas programmée. Je pense que cela rajoute une petite touche à ce festival qui était déjà chanceux de recevoir autant de stars du one man show.

    La seconde surprise est l'ouverture du festival sur la scène du Palais Badii, avec Eko devant 3 000 personnes. Il a commencé il y a 4 ans avec des petites capsules et nous sommes très fiers de contribuer à sa réussite.

     

    Infomediaire : Pour quelle raison n'y a t-il pas de jeunes talents féminins ?

     

    Karim Debbouze : Ce n'est pas faute d'essayer ou de déployer tous les moyens nécessaires à cela. Mais il est difficile de trouver la perle rare. C'est une bagarre au quotidien, mais nous sommes fiers d'avoir pu dénicher des talents comme Amelle chabi ou Claudia Tagbo, qui cartonnent actuellement sur scène et au cinéma.

    Nous sommes aussi fiers d'avoir lancé Youssef Ksiyer ou Hamza Filali qui sont sortis vainqueurs de la scène ouverte internationale l'année dernière.

    En tout cas nous gardons espoir, car nous savons que du talent il y en a, et nous finirons bien par les trouver. C'est vrai qu'actuellement il y a plus de garçons que de filles, mais cela ne veut pas dire que ça ne changera pas.

     

    Infomediaire : Comment imaginez-vous le festival à sa 10ème édition ?

     

    Karim Debbouze : Il est très difficile de se projeter aussi loin, car quand nous avons réussi à mettre sur scène et au même moment dès la première année, des stars telles que Gad El Maleh, Jamel Debbouze, Florence Foresti et Zidane, on se demande ce qu'on peut faire de mieux. Toujours est-il que nous sommes conscients de la place que prend ce festival qui fait presque autant de bruit que des festivals qui existent depuis plusieurs décennies ; Juste pour rire à Montréal qui en est à sa 31ème édition ou encore le Montreux Comedy Festival qui est à sa 25ème année.

     

    Mais avant de parler des 10 ans du festival, j'aimerais vous retrouver l'année prochaine pour les 5 ans, car je pense que nous aurons de belles surprises.

     

    Infomediaire : Comment se passe la collaboration avec Jamel ?

     

    Karim Debbouze : Nous n'avons pas toujours le même avis sur tout, mais c'est ce qui nous fait avancer.

    En tout cas, ça se passe très bien. Je suis fier et ravi de travailler à ses côtés. C'est très simple de travailler avec lui, comme ça peut être très compliqué sur certains points. Jamel est très exigent et pointilleux. Il demande qu'on vise la lune tout le temps pour toujours être au top.

    Hors mis notre relation fraternelle très forte, c'est toujours délicat de travailler en famille. On entend souvent que si ça marche pas, c'est parce que c'est la famille, et si ça marche, c'est parce que c'est Jamel qui est derrière. En tout cas malgré cela, je suis content de du résultat et je pense que lui aussi.

     

     

    Infomediaire : Une petite conclusion ?

     

    Karim Debbouze : Et bien je suis un grand fan de l'Infomédiaire. C'est ce qui me permet d'être informé sur ce qui se passe quotidiennement au Maroc. C'est même moi qui donne des infos à mes amis marocains des fois. Ils sont souvent très surpris de me voir aussi à jour. Alors continuez dans la même lignée !

     

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