Lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, un geste audacieux a marqué les esprits : la tentative de panenka de Brahim Diaz lors de la séance de tirs au but, qui s’est soldée par un échec. Face à l’incompréhension et aux critiques, la judokate et préparatrice mentale Asma Niang a offert une analyse psychologique approfondie de la décision du joueur, éclairant d’un jour nouveau cet acte manqué, dans l’émission « On s’en foot ! »
L’ascenseur émotionnel de l’athlète
Pour comprendre le choix de Brahim Diaz, Asma Niang introduit le concept de « l’ascenseur émotionnel de l’athlète ». Elle décrit une échelle allant de 0, représentant la frustration, à 10, l’état de grâce. Selon la championne maroco-sénégalaise, au moment de tirer le penalty, Diaz se situait bien au-delà de 10, dans une zone qu’elle qualifie de « petit diable, montre ce que tu sais faire ».
Ayant brillé tout au long de la compétition, le joueur n’était plus dans une position d’outsider mais dans celle d’un protagoniste cherchant à couronner sa performance d’un geste spectaculaire.
L’excès de confiance et le « Thanatos de l’Athlète »
Cet état de confiance extrême, qu’Asma Niang nomme le « Thanatos de l’athlète », aurait poussé Brahim Diaz à une décision « égotique » et « égocentrée ». Plutôt que de viser l’efficacité pour l’équipe, il aurait cherché à réaliser un geste pour sa propre gloire, une tentative de se « rattraper » et de marquer encore plus les esprits. À une minute de la fin d’une finale, l’enjeu collectif aurait été occulté par cette quête de panache individuel.
Asma Niang établit un contraste avec un jeune joueur qui, en position d’outsider, aurait probablement assuré son tir sans fioritures. Ce dernier, n’ayant pas la même pression de devoir prouver sa supériorité, se serait concentré sur l’essentiel : marquer. Pour la consultante, le choix de laisser Diaz tirer à ce moment précis n’était pas le bon, car le joueur n’était pas dans un état de lucidité optimal.
L’importance du suivi psychologique
En conclusion, l’analyse d’Asma Niang met en lumière la complexité de la psychologie du sportif de haut niveau. La décision de Brahim Diaz ne relèverait pas d’une simple arrogance, mais d’un état psychologique particulier, un excès de confiance l’ayant déconnecté de l’enjeu collectif. Asma Niang formule l’espoir que le joueur bénéficiera d’un suivi psychologique pour l’aider à surmonter ce moment difficile, soulignant l’importance de l’accompagnement mental dans le sport de haut niveau.
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