La progression de la masse monétaire devrait ralentir à 4% en 2022, après 5,7% prévu en 2021, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

 

“L’évolution des agrégats monétaires en 2022 se basent sur les perspectives de l’activité économique nationale et des flux nets extérieurs notamment de la balance commerciale, des recettes de voyage et des transferts des MRE”, précise le HCP dans son Budget économique exploratoire 2022.

 

Elle suppose également, selon la même source, la reconduction des mesures mises en place par Bank Al-Maghrib en 2021 pour le financement de l’économie, en particulier, le maintien du taux d’intérêt directeur inchangé et la libération totale de la réserve obligatoire des banques.

 

Ainsi, tenant compte de ces hypothèses, des sorties prévues du Trésor à l’international ainsi que d’un niveau moyen des flux nets des investissements directs étrangers (IDE) de l’ordre de 3% du produit intérieur brut (PIB), les réserves en devises devraient se situer à près de 311 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2022 pour représenter 6 mois et 9 jours d’importations au lieu de 6 mois et 27 jours en 2021.

 

Les crédits bancaires devraient s’accroitre de 4,4% au lieu de 4% prévu en 2021, fait savoir la même source, ajoutant que les créances sur l’Administration centrale devraient continuer d’augmenter, en liaison avec le recours plus prononcé du Trésor au marché domestique pour la couverture de ses engagements pour la relance économique.