Les entreprises marocaines sont présentes dans plus de 45 pays africains. Une présence réussie grâce à une approche pragmatique, prudente et progressive, a affirmé le président de la commission Afrique à la Confédération générale des entreprises au Maroc (CGEM), Abdou Diop.

“Les entreprises marocaines sont présentes dans plus de 45 pays africains. Elles ont construit depuis une vingtaine d’années, des relations économiques très porteuses avec les différents pays du continent. Ces relations se sont consolidées au fil des années en adoptant une approche pragmatique, prudente et progressive”, a souligné M. Diop, dans une interview accordée à la MAP.

Ces relations, a-t-il expliqué, ont débuté avec des exportations/importations dans une approche de commerce et avec les pays les plus proches sur le plan géographique et culturel, à savoir le Maghreb, l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Dans le même sillage, des investissements ont été lancés dans cette zone de proximité dans les secteurs des services aériens, télécommunications et numérique, services financiers, a relevé M.Diop, soulignant que progressivement le secteur immobilier et celui du BTP ont emboité le pas, suivi des secteurs agricoles et agro-alimentaires, permettant ainsi au Maroc de devenir le second investisseur en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Diop a, dans ce sens, rappelé qu’à partir de 2016, le Maroc s’est ouvert à de nouvelles régions du continent à l’occasion notamment des tournées royales et en particulier en Afrique de l’Est et en Afrique Australe, notant que cette ouverture récente vers ces nouvelles régions qui regorgent d’énormes potentialités, donnent aux entreprises marocaines de très belles perspectives de développement.

“Nous avons la chance d’avoir construit un socle qui peut constituer un levier très favorable pour le développement en Afrique à savoir, la connectivité aérienne avec la Royal Air Maroc qui dessert l’essentiel des capitales Nord, ouest et du centre du continent, la connectivité terrestre à travers la route Tanger-Dakar permettant à partir de la Mauritanie de rallier le Mali, le Burkina-Faso, le Niger jusqu’en Côte d’Ivoire”, a-t-il estimé.

Il s’agit également de la connectivité maritime à travers les ports de Tanger-Med, de Casablanca ou du futur port de Dakhla Atlantique, et de la connectivité économique et financière à travers, trois banques marocaines présentes dans 24 pays africains, l’AMMC, Casablanca Finance City et la Bourse de Casablanca, partenaires des principaux acteurs des marchés financiers et des places africaines.

Et de conclure : “Ce positionnement favorable peut être un bon levier pour saisir les nombreuses opportunités qu’offrent le continent, notamment pour accéder à de nouveaux marchés, s’approvisionner en intrants à des coûts permettant une meilleure compétitivité de nos industries, et pour investir dans des écosystèmes complémentaires à nos métiers mondiaux (Automobile, électricité et électronique, textile, agriculture et agroalimentaire, etc)”.