Une nouvelle zone de turbulences s’ouvre pour Lufthansa. La compagnie allemande fait face, jeudi 12 et vendredi 13 mars 2026, à une grève de 48 heures lancée par le syndicat des pilotes Vereinigung Cockpit, un mouvement social qui devrait se traduire par l’annulation d’environ 300 vols par jour et perturber sensiblement le trafic aérien au départ de l’Allemagne.
Le débrayage concerne plus de 5.000 pilotes des entités Lufthansa, Lufthansa Cargo et Lufthansa CityLine. Selon les informations relayées par plusieurs médias et confirmées par Lufthansa, la mobilisation doit débuter à 00h01 jeudi et se poursuivre jusqu’à 23h59 vendredi. Elle s’inscrit dans un conflit social nourri par des divergences sur la revalorisation salariale au sein de Lufthansa CityLine et sur les retraites d’entreprise chez Lufthansa Cargo ainsi qu’au niveau de la maison-mère.
Malgré cette pression syndicale, Lufthansa affirme vouloir maintenir une partie significative de son programme de vols. La compagnie prévoit d’assurer plus de 50% des liaisons programmées sur les deux journées, avec jusqu’à 60% des vols long-courriers maintenus. Pour amortir le choc, le groupe compte notamment mobiliser des appareils de plus grande capacité, s’appuyer sur d’autres compagnies non concernées par la grève et recourir à des équipages volontaires.
Ce nouveau bras de fer intervient dans un contexte déjà tendu pour le transport aérien européen. Lors d’une précédente grève en février, près de 800 vols avaient été annulés en une seule journée, illustrant la capacité de nuisance de ce conflit social pour l’exploitation du groupe. Cette fois, le syndicat assure attendre des propositions concrètes susceptibles d’ouvrir enfin la voie à de véritables négociations, tandis que la direction de Lufthansa dénonce une “escalade inutile” dans un environnement géopolitique déjà particulièrement incertain.
Pour les passagers, l’enjeu est désormais celui de la visibilité. Lufthansa a indiqué que les clients concernés par des annulations seraient informés directement par courrier électronique, alors que l’entreprise tente de limiter l’impact opérationnel d’un mouvement qui met une nouvelle fois en lumière les fragilités sociales d’un secteur aérien confronté à la fois aux tensions internationales, aux impératifs de rentabilité et aux revendications internes.
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