Les Bourses mondiales ont évolué en ordre dispersé lundi, entre prudence européenne face aux tensions au Moyen-Orient et nouvel élan de Wall Street, soutenue par les valeurs liées à l’intelligence artificielle.
En Europe, les investisseurs ont été rattrapés par les incertitudes géopolitiques, après des déclarations contradictoires autour des discussions impliquant Washington, Téhéran, Israël et le Hezbollah. Ce climat a ravivé les craintes sur l’approvisionnement énergétique et provoqué une forte hausse du pétrole.
Le Brent a ainsi progressé de 4,24 %, à 94,98 dollars le baril, tandis que le WTI américain a gagné 5,49 %, à 92,16 dollars. Cette flambée a pesé sur les places européennes, plus exposées aux effets inflationnistes des matières premières.
L’Euro Stoxx 50 a reculé de 0,26 %, dans le sillage de Paris en baisse de 0,45 %, Francfort de 0,40 % et Milan de 0,52 %.
À l’inverse, la Bourse de New York a poursuivi sa dynamique positive. Le Dow Jones a gagné 0,09 %, le Nasdaq 0,42 % et le S&P 500 0,26 %, portés par l’enthousiasme autour de la tech et de l’IA.
Le mouvement a été alimenté par Nvidia, qui a annoncé un nouveau processeur destiné aux ordinateurs portables sous Windows. Le titre a bondi de 6,26 %, entraînant dans son sillage Microsoft, Dell, HP, Oracle et Micron.
En revanche, plusieurs concurrents de Nvidia ont souffert, notamment Intel, en baisse de 4,67 %, Qualcomm, qui a chuté de 8,78 %, et AMD, en recul de 1,16 %.
Sur le marché obligataire, la remontée des prix de l’énergie a également ravivé les inquiétudes sur l’inflation. Le rendement du Bund allemand à 10 ans s’est rapproché de 3 %, tandis que celui de l’emprunt français à 10 ans a atteint 3,62 %.
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