Mondial 2030 : les grands cabinets juridiques se disputent les marchés marocains

À l’approche de la Coupe du Monde 2030, le Maroc devient le théâtre d’une véritable bataille entre cabinets d’avocats internationaux. Mandats d’infrastructure, stratégies d’implantation et rivalités juridiques s’intensifient à mesure que le Royaume déploie ses projets phares, estimés à plusieurs milliards de dollars.

Le site américain spécialisée Law, référence mondiale dans le suivi de l’actualité juridique, dresse un état des lieux des manœuvres engagées par les cabinets d’affaires autour des projets structurants du Maroc, en lien avec l’organisation de la Coupe du Monde 2030.

Parmi les cabinets en première ligne, A&O Shearman, nouvelle entité issue de la fusion entre Allen & Overy et Shearman & Sterling, s’illustre aux côtés de Gide Loyrette Nouel et Asafo & Co. Tous trois travaillent déjà sur des dossiers jugés stratégiques, en particulier dans les secteurs ferroviaire et sportif. Il est question de conseiller les parties prenantes marocaines sur l’extension du réseau ferroviaire (10,3 milliards de dollars), l’achat de nouveaux trains (2,9 milliards), ou encore la construction du futur stade de 115 000 places, dont le coût est estimé à plus de 500 millions de dollars.

La revue souligne également les ambitions de cabinets comme DLA Piper et Dentons, qui renforcent actuellement leur présence à Casablanca pour mieux se positionner sur ces appels d’offres à fort enjeu. En revanche, Al Tamimi & Company, acteur important du monde juridique basé à Dubaï, peine à suivre la cadence en raison d’une réorganisation interne dans ses bureaux marocains.

Au-delà de cette compétition internationale, plusieurs autres cabinets sont impliqués dans les projets liés au Mondial. Clifford Chance et Garrigues accompagnent notamment des entreprises espagnoles désireuses de participer à la construction du Grand Stade Hassan II à Benslimane, présenté comme le plus grand stade au monde. 

Enfin, Bird & Bird, présent à Casablanca, conseille des prêteurs et institutions financières dans le cadre de financements transfrontaliers liés aux projets d’infrastructure.

À mesure que le Maroc s’affirme comme un hub continental de l’innovation et des grands événements, le secteur juridique se met en ordre de marche. Cette dynamique traduit non seulement l’ampleur des investissements en cours, mais aussi la volonté du Royaume de structurer son développement à travers des partenariats rigoureux, où le droit joue un rôle de premier plan.

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