Nissan a enregistré une nouvelle perte annuelle massive, mais espère redevenir légèrement bénéficiaire grâce à son vaste plan de restructuration.
Sur l’exercice 2025-2026 achevé fin mars, le constructeur japonais a subi une perte nette de 533 milliards de yens, soit 2,88 milliards d’euros, après une perte de 4,1 milliards d’euros l’année précédente.
Malgré des ventes en baisse, les taxes douanières américaines et le coût de ses mesures de redressement, Nissan a dégagé un bénéfice d’exploitation annuel de 313 millions d’euros, supérieur aux attentes.
Son chiffre d’affaires est resté stable à 65 milliards d’euros, avec 3,15 millions de véhicules vendus dans le monde.
Fragilisé par une gamme vieillissante et son retard dans les véhicules électriques et hybrides, le groupe poursuit une restructuration lancée fin 2024, prévoyant la suppression de 20.000 postes d’ici 2028 et une réduction du nombre d’usines.
Nissan veut également réduire sa gamme de modèles de 56 à 45 véhicules et concentrer 80 % de sa production sur trois grandes plateformes afin de réduire ses coûts.
Le constructeur prévoit pour l’exercice 2026-2027 un bénéfice net modeste de 108 millions d’euros, avec un chiffre d’affaires attendu à 13.000 milliards de yens.
Le groupe reste confronté à plusieurs difficultés : recul des ventes en Amérique du Nord, forte baisse en Chine, concurrence accrue, inflation et tensions géopolitiques.
Nissan subit également les surtaxes américaines sur les voitures importées du Japon, ainsi que la hausse des coûts des matières premières et du transport liée au conflit au Moyen-Orient.
Malgré ce contexte, le constructeur ambitionne de vendre 1 million de véhicules par an aux États-Unis et en Chine d’ici 2030, notamment grâce aux modèles hybrides et à une offre mieux adaptée aux marchés locaux.
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