À Taipei, le patron de Nvidia, Jensen Huang, s’est dit optimiste quant à une autorisation de Pékin permettant aux entreprises chinoises d’acheter les puces d’intelligence artificielle H200, utilisées pour entraîner et faire tourner des systèmes IA de pointe.
Selon Jensen Huang, la licence actuelle pour les H200 est en cours de finalisation, et le groupe attend une décision favorable des autorités chinoises. Cette séquence intervient alors que le Wall Street Journal affirme que des entreprises technologiques chinoises, dont Alibaba et ByteDance, auraient déjà obtenu le feu vert pour un premier lot représentant plusieurs centaines de milliers de puces H200, avec d’autres importations susceptibles d’être validées dans les semaines à venir. Tencent est également cité, sans confirmation publique immédiate des groupes concernés.
L’enjeu est hautement stratégique: les H200 se situent au cœur de la bataille mondiale autour de la puissance de calcul pour l’intelligence artificielle. Ces puces avaient été interdites de vente en Chine par Washington pour des raisons de sécurité nationale. Mais un tournant est annoncé: le mois dernier, Donald Trump a déclaré avoir conclu un accord avec Xi Jinping pour assouplir les restrictions visant les H200, avec un mécanisme prévoyant que le gouvernement américain perçoive 25% des ventes.
Cet accord a été confirmé par le département américain du Commerce le 13 janvier, tout en laissant planer une incertitude majeure: la décision finale côté chinois sur l’autorisation d’achat par les entreprises locales.
À ce stade, les puces Nvidia les plus avancées, notamment la série Blackwell et les futurs processeurs Rubin, ne sont pas concernées par cet assouplissement, ce qui maintient une frontière technologique nette autour des composants les plus performants.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News






