Infomédiaire Maroc -L’analyse des performances des régions du Maroc au titre de l’indice synthétique des Objectifs de développement durable (ISODD) révèle que la région de Laâyoune-Sakia El Hamra arrive en tête du classement, suivie de Dakhla-Oued Ed-Dahab et de Casablanca-Settat, indique la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Les scores établis sur la base de cet indice permettent de relever “les performances remarquables affichées par les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et de Dakhla-Oued Ed-Dahab (1ère et 2ème au titre de l’ISODD) qui dépassent celles de la région de Casablanca-Settat (3ème)”, fait savoir la DEPF dans une étude sur “les inégalités régionales sous le prisme des ODD à l’horizon 2030”, publiée sur le site du ministère de l’Economie et des finances.

“Ces performances traduisent dans leur substrat l’ampleur des efforts de développement consentis par les pouvoirs publics en faveur de cette partie intégrante du territoire national, notamment en ce qui concerne les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures ainsi qu’en matière de lutte contre la pauvreté et de promotion de la durabilité environnementale”, souligne la même source.

L’étude fait également ressortir que la région de Casablanca-Settat, de par son positionnement économique de choix, se distingue par ses performances dans les domaines de l’énergie, de l’industrie et des infrastructures, et occupe des positions favorables au titre de certains volets clés du développement humain, notamment l’amélioration des conditions de vie de ses habitants.

Néanmoins, relève la DEPF, cette région demeure pénalisée, en particulier, au niveau des indicateurs liés à la qualité de l’environnement au même titre que la santé et le bien-être des populations.

Par ailleurs, l’étude fait remarquer que les régions Drâa-Tafilalet et Béni Mellal-Khénifra peinent à s’inscrire dans une réelle dynamique de convergence leur permettant de rattraper le gap qui les séparent des régions performantes.

En termes de progression, ce sont les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et de Marrakech-Safi qui ont le plus amélioré leurs scores, gagnant chacune 3 places depuis 2004 pour se hisser, respectivement, à la 6ème et à la 9ème position en 2014, précise la DEPF.

En revanche, note la même source, le positionnement de certaines régions au niveau de l’ISODD s’est affaibli, en l’occurrence Rabat-Salé-Kénitra qui a perdu 2 places pour se situer au 7ème rang et l’Oriental qui est passé de la 5ème à la 10ème place respectivement entre 2004 et 2014.

La construction de l’ISODD a mis à contribution une batterie de 56 indicateurs pour mesurer l’état d’avancement des régions au regard des 11 objectifs de développement durable et ce, dans la limite des informations disponibles selon le découpage en 12 régions. Ces indicateurs utilisent les données les plus récentes qui ont été alignées, aussi étroitement que possible, avec les indicateurs officiels de l’ONU.

L’approche adoptée pour la construction de cet indice repose sur la méthode de scoring qui permet de comparer et classer les 12 régions du Royaume et capter la dynamique de convergence des régions marocaines par rapport à ces objectifs.

Rédaction Infomédiaire