Les cours du pétrole ont nettement progressé lundi, portés par les craintes de perturbations dans le détroit d’Ormuz après l’annonce par l’Iran d’une nouvelle fermeture de cette voie maritime stratégique.
Vers 13h00 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en août gagnait 3,25 %, soit 2,32 dollars, pour atteindre 73,73 dollars sur le marché américain.
Cette hausse intervient dans un climat de forte tension entre Téhéran et Washington. La marine des Gardiens de la révolution a affirmé que le détroit resterait fermé « jusqu’à nouvel ordre », en avertissant qu’une tentative étrangère visant à imposer une autre route maritime entraînerait une riposte.
Les autorités américaines livrent toutefois une version différente. Le Commandement central des États-Unis assure que le passage demeure accessible aux navires circulant légalement et affirme que le trafic maritime se poursuit.
Le président américain Donald Trump a également contesté l’annonce iranienne, estimant que les forces américaines garantissaient la libre circulation commerciale. Washington et Téhéran revendiquent ainsi chacun le contrôle de cette zone maritime sensible.
Ces déclarations contradictoires alimentent la nervosité des investisseurs, alors qu’environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz transite habituellement par le détroit d’Ormuz. Une interruption durable du trafic pourrait réduire l’offre disponible et provoquer une nouvelle poussée des prix de l’énergie.
Les données de navigation font déjà état d’un recul marqué de l’activité des pétroliers dans la zone. Malgré cette diminution du trafic, le marché semble pour l’instant miser sur une perturbation limitée plutôt que sur un blocage total et prolongé du détroit.
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