Les entreprises sont sensibilisées et engagées pour adopter toutes les précautions sanitaires nécessaires à la préservation de la santé de leurs salariés et clients, a affirmé, mercredi, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj.

 

“L’activité économique reprend progressivement. Ce redémarrage de l’activité nous permettra de freiner les dégâts considérables observés sur nos entreprises et sur l’emploi, et de soulager la trésorerie de l’État”, a indiqué Alj, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse en ligne, soulignant que l’organisation patronale et l’ensemble des entreprises œuvrent pour instaurer et faire appliquer les dispositifs sanitaires et préventifs adéquats.

 

Il a, dans ce sens, fait savoir qu’environ 60 000 tests de dépistage du Covid-19 ont été effectués dans l’industrie, soulignant que ces tests sont appelés à être massifs.

 

Lors de cette rencontre virtuelle, le patron des patrons a mis en exergue la mobilisation de la CGEM auprès de ses membres pour les soutenir dans leur reprise d’activité, à travers notamment la mise en place de guides sanitaires et préventifs et la facilitation de l’approvisionnement en équipements de protection sanitaire.

 

Alj a, en outre, souligné que la crise actuelle, de par son caractère inédit et son impact, nécessite une réponse massive, rappelant que la CGEM a saisi toutes ses composantes, (fédérations, CGEM régions, groupe parlementaire et commissions) pour élaborer sa proposition de Plan de Relance de l’économie nationale.

 

“Ce plan se veut ambitieux, intégré, cohérent et équilibré entre l’État, le secteur privé et le citoyen”, a-t’il dit, estimant à entre 80 et 100 milliards de dirhams son coût de financement, dont un montant de 60 MMDH de garantie accordée dans le cadre de “Damane Relance”.

 

Après avoir présenté les mesures proposées dans le cadre de la relance, Alj a précisé que l’objectif est de préserver l’appareil productif national et d’éviter une récession durable, de stimuler la demande et aussi de relever de grands défis “dont beaucoup existaient bien avant l’arrivée du Covid”, en particulier l’intégration de l’informel, la simplification de la relation entre l’État, le citoyen et l’entreprise, l’inclusion financière et les délais de paiements.

 

Sur ce dernier point, le président de la CGEM a indiqué que cette question a été l’un des premiers sujets évoqués depuis le début de son mandat à la tête de la CGEM, notant que le système actuel est pénalisant pour le fournisseur qui ne se fait pas payer.