Seul contre tous ? Non. Debout devant tous.
Il y a des statistiques qui valent plus qu’un long discours.
Huit équipes sont encore en lice pour remporter la Coupe du monde 2026. Une seule est africaine. Une seule est arabe. Le Maroc.
Le reste appartient désormais aux archives… et aux commentaires supprimés sur les réseaux sociaux.
Depuis quatre ans, certains tentaient encore de nous expliquer que la demi-finale historique du Mondial 2022 n’était qu’une parenthèse enchantée, un accident de parcours, une exception destinée à ne jamais se reproduire. Un « coup de chance ». Une anomalie statistique.
Aujourd’hui, le hasard commence à avoir une sacrée régularité.
Parce qu’on peut avoir de la réussite sur un match. Deux, à la rigueur. Mais atteindre les quarts de finale d’une deuxième Coupe du monde consécutive, après avoir construit l’un des meilleurs centres de formation du continent, investi dans les infrastructures, modernisé la Fédération et exporté des joueurs dans les plus grands championnats… cela porte un autre nom.
Le travail.
Pendant que certains écrivaient des threads de 48 pages pour expliquer pourquoi le Maroc « ne méritait pas » sa place parmi les grands, les Lions de l’Atlas, eux, écrivaient leur histoire sur le terrain.
C’est généralement plus efficace.
Les mêmes qui expliquaient que le Maroc avait « volé » la Coupe d’Afrique… ou que son statut de référence du football africain relevait d’une vaste conspiration internationale, regardent aujourd’hui la suite du Mondial… depuis leur canapé.
Le football est parfois cruel.
Mais il possède un sens de l’ironie absolument remarquable.
L’Égypte, dont une partie des cafés avait résonné de slogans hostiles envers le Maroc et les Marocains lors de la finale de la Coupe d’Afrique organisée au Maroc, quitte la compétition avant les Lions de l’Atlas. D’autres sélections africaines ont également disparu.
Et même certains Libanais, qui, il y a quelques jours encore, encourageaient ouvertement le Brésil, organisent aujourd’hui des rassemblements pour soutenir le Maroc.
Les vestes n’ont jamais été aussi réversibles.
Nous leur souhaitons simplement qu’elles soient de bonne qualité.
Soyons honnêtes. Voir des peuples arabes ou africains soutenir aujourd’hui le Maroc est une bonne nouvelle. Le football est aussi fait pour rassembler.
Mais ne nous laissons pas berner.
Les Marocains ont appris, parfois à leurs dépens, que les élans de fraternité régionale peuvent être aussi changeants que les résultats d’un tableau de compétition.
La Coupe arabe nous l’avait déjà appris.
La Coupe d’Afrique nous l’a confirmé.
Et aujourd’hui encore, certains encouragements arrivent avec un billet de retour déjà réservé.
Cela ne doit pourtant nourrir ni rancœur ni arrogance.
Simplement de la lucidité.
Le Maroc n’a plus besoin qu’on lui accorde une légitimité.
Il l’a conquise.
Il n’a plus besoin qu’on le présente comme « la surprise ». Les surprises ne durent pas quatre ans. Elles ne produisent pas des générations de joueurs. Elles ne développent pas une vision, des académies, un championnat plus structuré, une diplomatie sportive assumée et une ambition continentale.
Le Maroc est devenu une puissance du football.
Et comme toute puissance, il attire deux catégories de personnes.
Celles qui s’en inspirent.
Et celles que cela dérange.
C’est presque une loi universelle.
Celui qui n’a pas d’ennemis est souvent celui qui ne dérange personne.
Et ceux qui cherchent à vous tirer vers le bas ne le font jamais depuis le sommet.
Ils regardent simplement vers le haut.
La meilleure réponse reste celle que les Lions donnent depuis des années.
Pas un communiqué.
Pas un hashtag.
Pas une polémique.
Un score.
Une qualification.
Et une nouvelle page d’histoire.
Le Maroc porte aujourd’hui les couleurs de toute une région sur ses épaules. Mais il ne joue pas pour obtenir l’approbation de qui que ce soit. Il joue d’abord pour lui-même, pour ses supporters, pour son projet et pour cette génération qui refuse désormais de considérer les quarts de finale comme un plafond de verre.
La route continue.
Et si certains continuent à parler, qu’ils parlent.
Les commentaires n’ont encore jamais éliminé une équipe.
Les buts, si.
Mehdi Msaddeq
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News






