À l’approche du Mondial 2030, la région du Grand Casablanca se transforme en un vaste chantier d’infrastructures routières. La Société des Autoroutes du Maroc (ADM) multiplie les projets d’envergure pour fluidifier la circulation autour de cette métropole en constante expansion. Trois projets majeurs concentrent aujourd’hui les efforts de l’opérateur national.
Le premier concerne l’autoroute Tit Mellil-Berrechid. Long de 30 km et budgétisé à 2,5 milliards de dirhams, ce tronçon est en cours de réalisation avec un taux d’avancement de 65 %. Reliant directement l’autoroute de contournement de Casablanca à celles de Marrakech et de Beni Mellal, il vise à réduire sensiblement les temps de trajet entre le nord, l’est et le sud du pays. Sa livraison est attendue pour fin 2025, soit bien avant la date contractuelle fixée à avril 2026.
Autres points névralgiques, les nœuds de Sidi Maarouf et d’Aïn Harrouda font l’objet de transformations ambitieuses, respectivement à hauteur de 500 et 750 millions de dirhams. Le premier adoptera une structure à trois niveaux pour absorber les 140.000 véhicules quotidiens, tandis que le second sera élargi jusqu’à huit voies pour désengorger l’axe Mohammedia–Casablanca. Ces deux chantiers, déjà réalisés à 40 %, devraient également être finalisés d’ici la fin de l’année.
Enfin, ADM prépare le lancement de l’autoroute continentale Rabat-Casablanca, qui s’étendra sur 59 km avec un budget de 6,5 milliards de dirhams. Pensée pour soutenir la mobilité vers le futur Grand Stade Hassan II de Benslimane, elle devrait accueillir jusqu’à 27.000 véhicules par jour dès 2028. À noter que 75 % des travaux seront confiés à des entreprises marocaines.
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