L’encours des titres de créance détenus par les investisseurs étrangers et les Marocains Résidant à l’Étranger (MRE) s’est établi à 2,8 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2024, contre 4,3 MMDH en 2023, selon l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).
Ce volume ne représente que 0,27% de l’encours global des titres de créance, confirmant la faible exposition des capitaux étrangers sur ce compartiment du marché financier marocain, souligne l’AMMC dans son rapport annuel sur l’investissement étranger en instruments financiers.
La structure de détention reste largement dominée par les personnes morales étrangères non-résidentes, qui concentrent plus de 83% de l’encours, tandis que les personnes physiques étrangères résidentes en détiennent 7,3%, précise la même source.
Par type d’instrument, les bons du Trésor demeurent majoritaires avec 61,2% de l’encours en 2024, en recul par rapport à 74,8% en 2023. En valeur, l’investissement étranger est en net repli, passant de 3,2 MMDH en 2023 à 1,7 MMDH en 2024, avec des maturités s’étalant de 0,3 an à 30 ans.
En revanche, la part des obligations progresse légèrement, passant de 14,7% en 2023 à 22,1% en 2024. L’encours obligataire étranger a atteint 613 millions de dirhams, contre 632 MDH un an auparavant.
Concernant les certificats de dépôts, l’encours ressort à 462 MDH à fin 2024, en légère baisse par rapport à l’exercice précédent.
Ces évolutions confirment une prudence persistante des investisseurs étrangers sur le segment obligataire marocain, dans un contexte de remontée des taux internationaux, d’arbitrages de portefeuille plus sélectifs et de concurrence accrue des marchés développés sur les flux financiers globaux.
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