Après la victoire du Maroc contre les Comores (2 buts à 0) en match d’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 à Rabat, Walid Regragui a livré une lecture à froid: un succès mérité, mais un scénario piégeux, typique d’une entrée en lice du pays hôte.
Le sélectionneur a d’abord mis en avant la pression et les attentes autour d’un premier match, rappelant que la CAN se prépare depuis 2 ans. Une tension accentuée par deux faits de jeu: un penalty manqué et la sortie sur blessure du capitaine Ghanem Saïss dès le début, de quoi semer le doute. Malgré cela, Regragui salue la patience, l’état d’esprit et le maintien des principes collectifs.
Sur le contenu, il reconnaît une première période avec peu de présence dans la surface et une possession parfois stérile, déjà vue par moments cette année. La bascule, selon lui, est venue en deuxième mi-temps: les Comoriens ayant beaucoup dépensé en intensité, le Maroc a fini par faire la différence grâce au mouvement, au jeu sur les côtés et à une meilleure occupation de la surface. Il a également qualifié le second but, signé Youssef El Kaabi, d’extraordinaire, avant de conclure que le 2 buts à 0 reflète la physionomie générale.
Regragui a aussi clarifié la question du penalty, en rappelant la hiérarchie des tireurs: Sofiane en premier, puis Brahim, tout en notant la forte motivation de ce dernier. Enfin, au-delà du match, le coach a élargi le propos: il juge la CAN de plus en plus relevée, portée par de vraies équipes, de vrais stades et des joueurs africains de haut niveau, tout en pointant les contraintes pour ceux évoluant en Europe.
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