La filière coton du Burkina Faso pourrait signer un net rebond. Selon le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique, la production de coton sur la campagne 2025-2026 est projetée à 336.812 tonnes, soit +15% par rapport à 2024-2025.
Cette progression serait d’abord liée à l’extension des surfaces. La superficie dédiée au coton augmenterait de 13%, soit environ 44.629 hectares supplémentaires, pour atteindre 391.407 hectares. En parallèle, le rendement moyen est annoncé en légère amélioration, à 861 kg par hectare (+2%), ce qui suggère une meilleure application des itinéraires techniques, notamment sur l’usage des engrais et des traitements phytosanitaires.
Ces perspectives marqueraient un tournant après plusieurs campagnes difficiles: la récolte burkinabè est passée d’environ 519.000 tonnes en 2021-2022 à 292.660 tonnes en 2024-2025, soit une baisse proche de 44%, d’après les données relayées par la même source.
Quel impact potentiel sur le Maroc?
Même si le Burkina Faso n’est pas, à lui seul, un “faiseur de prix” mondial, une hausse de production en Afrique de l’Ouest peut avoir des effets indirects sur l’écosystème marocain:
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Approvisionnement des industriels du textile marocain: le Maroc importe une large part de ses matières premières textiles. Une amélioration de l’offre régionale peut élargir les options de sourcing (à coûts logistiques parfois compétitifs), ou au minimum renforcer le pouvoir de négociation des acheteurs marocains face aux fournisseurs.
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Effet prix: davantage de volumes disponibles sur le marché régional peut contribuer à détendre les tensions sur les prix de la fibre, surtout si la tendance est partagée par d’autres pays producteurs. L’impact resterait toutefois conditionné par la demande mondiale et par les niveaux de stocks.
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Opportunités “intrants”: l’extension des surfaces (+44.629 hectares) implique souvent une hausse des besoins en engrais et en solutions agricoles. Cela peut représenter un potentiel de débouchés pour les acteurs opérant depuis le Maroc sur les intrants (selon les circuits commerciaux et appels d’offres).
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Chaînes logistiques régionales: un rebond de la filière peut aussi dynamiser les flux d’exportation via les corridors ouest-africains, avec un impact possible sur les coûts et délais d’acheminement des matières premières vers les marchés.
En résumé, cette reprise attendue du coton burkinabè est un signal positif pour la filière régionale. Pour le Maroc, l’enjeu se situe surtout dans le sourcing textile, l’évolution des prix, et les opportunités liées aux intrants à mesure que les surfaces augmentent.
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