Selon Francis Perrin, Senior Fellow au Policy Center for the New South, le marché pétrolier mondial est aujourd’hui influencé par deux forces majeures contradictoires.
La première est baissière. Elle repose sur des fondamentaux solides, marqués par un marché très bien approvisionné, voire surapprovisionné. En 2025, et encore en 2026, l’offre mondiale de pétrole progresse plus rapidement que la demande. Les stocks sont pleins dans le monde entier, ce qui exerce une pression durable sur les prix.
La seconde force est haussière et relève de la géopolitique. Elle s’appuie notamment sur la guerre en Ukraine, les sanctions contre la Russie, les frappes sur des infrastructures pétrolières, les tensions en Iran, les incertitudes au Moyen-Orient et les situations instables dans certains pays producteurs comme le Venezuela.
À ce stade, ces deux dynamiques s’équilibrent globalement. Mais, pour l’avenir, la situation reste complexe. La géopolitique, par nature, demeure imprévisible, rendant toute projection fragile.
Pour 2026, Francis Perrin anticipe néanmoins le maintien de fondamentaux favorables à une offre abondante. Malgré les risques géopolitiques, notamment entre les États-Unis, l’Iran et Israël, il estime que les prix devraient rester relativement bas, dans une fourchette comprise entre 50 et 70 dollars le baril.
Cette configuration confirme un marché sous tension permanente, mais toujours dominé, pour l’instant, par l’excès d’offre.
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