Le secteur bancaire coté à la Bourse de Casablanca envoie, à fin septembre 2025, un signal qui mérite l’attention des investisseurs. Selon Attijari Global Research (AGR), le produit net bancaire (PNB) des 7 banques cotées s’est établi à 72 milliards de dirhams (MMDH), en hausse de 6% sur un an.
Au-delà de la progression de l’activité, la dynamique se lit surtout dans la rentabilité. Le résultat net part du groupe (RNPG) progresse de 13,6% à 17 MMDH, porté par l’effet volume et par des leviers d’optimisation qui continuent de se renforcer. AGR met notamment en avant l’amélioration du coût de la ressource, avec un poids des ressources à vue (RAV) de 73% dans les dépôts, un niveau qui contribue à soutenir les marges dans un environnement concurrentiel.
Autre moteur : la montée en puissance des activités de marché dans un contexte de taux jugé favorable, combinée à l’essor du digital banking. Selon la note, cette évolution permet une rationalisation du dispositif commercial et une meilleure efficacité opérationnelle, illustrée par un coefficient d’exploitation en baisse à 41%. En clair, la machine tourne plus “léger”, avec davantage de production pour un coût relatif moindre.
Sur le front du risque, AGR souligne une inflexion attendue par le marché : le coût du risque recule de 9,8%, après 2 années de hausse. Cette baisse est attribuée à l’amélioration de la qualité des actifs, aussi bien au Maroc qu’en Afrique, un élément clé pour juger la solidité du cycle bancaire.
Mais c’est surtout la lecture “marché” de ces performances qui nourrit la curiosité. AGR estime que le secteur bancaire coté demeure sous-évalué. Dans ses perspectives, le ROE 26-27 franchirait pour la 1ère fois le seuil des 13%, tandis que le P/E ressortirait à 12,6x, un plus bas historique sur la même période. Une combinaison rare, qui, selon les experts d’AGR, ouvre un potentiel d’appréciation de +26% en 2026 pour le secteur bancaire coté.
En résumé : des revenus en progression, une rentabilité qui accélère, un risque qui se détend… et une valorisation que certains jugent encore en retard. De quoi remettre les banques au centre du radar boursier.
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