Une semaine après la reprise de la pêche des petits pélagiques, le port de Laâyoune affiche une reprise effective des captures et des débarquements massifs qui contribuent à stabiliser l’offre nationale en sardine pendant le mois sacré du Ramadan. Le délégué des Pêches Maritimes de Laâyoune, Mohammed Nafia, a souligné mercredi le rôle déterminant des contrôles renforcés et des moyens logistiques mobilisés par la Délégation.
Après une période d’arrêt (1er janvier–15 février 2026) visant à préserver la durabilité des ressources, la campagne a d’abord été freinée par des conditions météorologiques défavorables et une température de l’eau de mer basse (≤ 14 °C). Le 22 février a toutefois marqué le retour concret des prises : 6 senneurs sont rentrés avec 102 tonnes de sardines (moule 22–26 unités/kg), incitant plus de 75 sardiniers à sortir en mer le lendemain et à débarquer 1.076 tonnes de petits pélagiques, dont 614 tonnes de sardine (moule 23–30 unités/kg).
Mardi, la dynamique s’est accentuée : 106 senneurs côtiers ont débarqué 1.963 tonnes de petits pélagiques, dont 1.817 tonnes de sardines, faisant du port de Laâyoune l’un des principaux approvisionneurs nationaux en sardine. Selon M. Nafia, cette relance alimente les marchés de gros, stabilise les prix pendant le Ramadan et stimule les activités connexes — transport, mareyage et transformation.
La circonscription maritime de Laâyoune se confirme comme un pôle halieutique majeur : 1.008 barques de pêche artisanale, 350 navires de pêche côtière et 52 unités de transformation y opèrent, renforçant la résilience et la chaîne de valeur locale. Le renforcement du suivi des senneurs via le système VMS et le contrôle accru des débarquements dans les comptoirs d’agréage du poisson industriel (CAPI) visent à garantir le respect des mesures réglementaires et la durabilité des ressources halieutiques.
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