La production pétrolière de la Russie a reculé en février 2026, atteignant 9,184 millions de barils par jour, soit une baisse de 56.000 barils par jour par rapport à janvier, selon le dernier rapport de l’Opep relayé par les médias russes.
Ce niveau de production reste inférieur de 390.000 barils par jour à l’objectif fixé pour la Russie dans le cadre de l’accord Opep+, qui prévoyait une production de 9,574 millions de barils par jour en février. Cette situation s’explique notamment par l’absence, pour ce mois, d’obligation de compensation liée à une éventuelle surproduction.
La trajectoire russe continue ainsi de s’inscrire dans le cadre du mécanisme de régulation mis en place par l’Opep+, destiné à ajuster l’offre mondiale en fonction des équilibres du marché. Entre le début de 2024 et mars 2025, la base de production russe, tenant compte des réductions volontaires, était fixée à 8,978 millions de barils par jour.
À partir d’avril 2025, Moscou avait commencé à relever progressivement sa production dans le cadre du plan arrêté par l’alliance. Mais en novembre 2025, 8 pays clés de l’Opep+ ont choisi de suspendre temporairement cette hausse pour le 1er trimestre 2026, invoquant des facteurs saisonniers.
Les quotas de production de janvier à mars 2026 ont donc été maintenus au niveau de décembre 2025, avec un plafond russe fixé à 9,574 millions de barils par jour. Le repli observé en février reflète ainsi une production toujours en retrait par rapport à la cible autorisée, dans un marché pétrolier où la discipline de l’alliance reste déterminante.
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