L’inflation est restée stable aux États-Unis en février, à 2,4 % sur un an, mais cette apparente accalmie masque déjà un retour des tensions sur les prix de l’énergie, avant même l’escalade militaire au Moyen-Orient.
Selon les données publiées mercredi par le Bureau américain des statistiques du travail, l’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 0,3 % sur un mois par rapport à janvier. De son côté, l’inflation sous-jacente, calculée hors alimentation et énergie, s’est établie à 2,5 % en glissement annuel, avec une hausse mensuelle de 0,2 %.
Dans le détail, les prix de l’essence ont augmenté de 0,8 % sur un mois, marquant un rebond après une phase de baisse. Les prix de l’énergie ont ainsi contribué à raviver les pressions inflationnistes en février, dans un contexte encore antérieur au déclenchement du conflit au Moyen-Orient.
Cette publication est jugée globalement conforme aux attentes des marchés. Elle intervient toutefois avant l’envolée récente des cours du pétrole sur les marchés internationaux, alimentée par les tensions géopolitiques dans la région. Plusieurs économistes estiment ainsi que le risque inflationniste pourrait se prolonger, même en cas d’accalmie rapide sur le terrain.
Les prix alimentaires ont également participé à la hausse d’ensemble, avec une progression de 0,4 % sur un mois et de 3,1 % sur un an. Cette évolution pourrait peser davantage sur le pouvoir d’achat des ménages américains, déjà exposés à la remontée des dépenses contraintes.
Dans ce contexte, la Réserve fédérale américaine devrait maintenir une posture prudente. Les analystes estiment que ces chiffres ne remettent pas en cause la pause engagée depuis janvier, après les réductions de taux opérées entre septembre et décembre.
Depuis le début de l’année, la Fed maintient ses taux directeurs dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %. Une orientation que ses responsables devraient prolonger lors de leur prochaine réunion de politique monétaire, prévue la semaine prochaine, alors que l’évolution des prix de l’énergie et de la consommation des ménages reste sous haute surveillance.
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