ON S’EN FOOT ! #11 LES GROS DEFIS QUI ATTENDENT M. OUAHBI

Le onzième épisode de l’émission « On s’en foot », diffusé sur DADATV, a offert une analyse pointue et passionnée de l’actualité footballistique marocaine et internationale. Animé par Ouadih Dada, accompagné de Mounir Messari (alias Paco) et d’Amine Abdelmoula, consultant en technologies et créateur de contenu, ce numéro a abordé des sujets cruciaux allant de la programmation de la Botola aux choix stratégiques pour l’équipe nationale marocaine.

Les « instants foot » et « instants fautes » : entre inquiétudes locales et opportunités mondiales
Comme le veut la tradition de l’émission, les chroniqueurs ont ouvert le bal avec leurs coups de cœur et leurs coups de gueule. Mounir Messari a exprimé son inquiétude concernant l’instabilité du Wydad Athletic Club, soulignant un match difficile contre le FUS de Rabat qui s’est soldé par un nul, laissant les supporters insatisfaits. Du côté positif, il a relevé une nouvelle qui pourrait s’avérer avantageuse pour le Maroc dans la perspective de la Coupe du Monde 2030 : la décision de la FIFA d’écarter certains stades espagnols, ce qui pourrait augmenter les chances du Maroc d’accueillir la finale de la compétition.

Amine Abdelmoula, quant à lui, a pointé du doigt la programmation chaotique de la Botola Pro. Il a averti que les multiples suspensions du championnat, dues aux engagements des clubs dans les compétitions africaines et aux divers tournois internationaux, risquent d’empêcher la clôture de la saison avant la Coupe du Monde. Sur une note plus réjouissante, il a salué l’exportation de l’expertise technique marocaine, citant le recrutement de cadres nationaux par la Fédération jordanienne, notamment pour les équipes U23 et féminines.

L’équipe nationale en reconstruction : le défi de la défense centrale
Le cœur du débat s’est rapidement tourné vers l’équipe nationale marocaine et les défis qui attendent le sélectionneur Walid Regragui. Avec les matchs amicaux prévus fin mars contre l’Équateur et le Paraguay, la composition de la liste des joueurs est très attendue. Les chroniqueurs ont souligné que le chantier principal réside dans la reconstruction de la défense centrale, particulièrement en raison de l’absence d’Adam Masina et de l’opération subie par Nayef Aguerd.

Amine Abdelmoula a exprimé une certaine appréhension face à la perspective d’aligner une charnière centrale inédite à quelques mois d’échéances importantes, tout en gardant confiance en la capacité du sélectionneur à trouver des solutions viables. Mounir Messari a rappelé que malgré ces absences, le Maroc dispose d’un vivier de talents impressionnant, tant au niveau national qu’international, mentionnant les performances remarquables de jeunes joueurs évoluant en Europe.

Le staff technique : une approche collaborative
La composition du staff technique a également fait l’objet de discussions animées. L’arrivée de João Sacramento, ancien adjoint de José Mourinho, a été perçue comme un atout majeur, apportant une expérience précieuse du très haut niveau. Amine Abdelmoula a analysé cette démarche comme une volonté de Walid Regragui de s’entourer de compétences complémentaires plutôt que de centraliser l’attention, contrastant ainsi avec les méthodes de certains de ses prédécesseurs.

Les rumeurs concernant l’intégration d’anciens internationaux marocains comme Adil Ramzi ou Youssef Hadji dans le staff ont été accueillies favorablement. Mounir Messari a souligné l’importance d’avoir des figures qui connaissent intimement les rouages du vestiaire marocain pour maintenir une cohésion et une identité fortes au sein du groupe.

Le cas Issa Diop : un choix qui divise
L’un des moments les plus intenses de l’émission a été le débat autour de la possible convocation d’Issa Diop. Le défenseur, qui avait précédemment déclaré son attachement exclusif à l’équipe de France, aurait finalement accepté de rejoindre les Lions de l’Atlas. Cette volte-face a suscité des réactions mitigées.

Mounir Messari s’est montré fermement opposé à cette intégration, arguant que les déclarations passées du joueur pourraient perturber l’harmonie du vestiaire et que l’équipe nationale n’avait pas nécessairement besoin de lui à ce stade. Amine Abdelmoula a nuancé ce propos, suggérant que le véritable défi pour Diop ne serait pas tant l’acceptation par ses coéquipiers que celle par le public et la presse marocaine. Il a rappelé que d’autres joueurs, comme Brahim Diaz, avaient également hésité avant de s’engager avec le Maroc, et que seules les performances sur le terrain pourraient finalement faire taire les critiques.

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