Crise énergétique : le Japon rouvre la porte au charbon pour sécuriser son électricité

Le Japon s’oriente vers un assouplissement temporaire de ses restrictions sur les centrales à charbon, dans un contexte de tensions énergétiques mondiales liées à la guerre au Moyen-Orient.

Le ministère japonais de l’Industrie a confirmé que des ajustements réglementaires étaient en préparation, visant notamment à autoriser certaines centrales thermiques anciennes à fonctionner à pleine capacité, alors qu’elles étaient jusqu’ici limitées à un taux d’exploitation réduit pour des raisons environnementales.

Cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible pour l’archipel, dont près de 70% de la production électrique repose sur des centrales thermiques. Le pays reste fortement dépendant des importations d’hydrocarbures, en particulier du pétrole en provenance du Moyen-Orient.

Or, la situation s’est brusquement tendue avec la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, perturbant une route stratégique par laquelle transite l’essentiel des approvisionnements énergétiques japonais.

Face à ces contraintes, Tokyo a également engagé un recours accru à ses réserves stratégiques de pétrole, après avoir déjà entamé un premier déstockage au cours des derniers jours.

Cette inflexion de politique énergétique illustre un arbitrage délicat entre sécurité d’approvisionnement et engagements climatiques, dans un contexte international marqué par une volatilité accrue des marchés de l’énergie.

Dans la région, d’autres pays adoptent des mesures similaires. La Corée du Sud envisage ainsi d’augmenter sa production nucléaire tout en assouplissant les limites imposées au charbon, tandis que les Philippines étudient un renforcement de leur production charbonnière pour contenir la hausse des coûts de l’électricité.

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