Espace : le Maroc fait de la coopération africaine un pilier stratégique de son développement spatial

Le Maroc renforce son positionnement dans le secteur spatial en faisant de la coopération africaine un axe central de sa stratégie. Intervenant à Vienne lors de la 65e session du Sous-comité juridique du Comité des Nations unies pour les utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique, l’ambassadeur Azzeddine Farhane a souligné que le partenariat avec les pays africains constitue un pilier majeur de l’approche marocaine.

Dans cette dynamique, le Royaume s’appuie notamment sur le Centre régional africain des sciences et technologies de l’espace en langue française (CRASTE-LF), basé à Rabat et affilié aux Nations unies. Ce centre contribue au renforcement des capacités africaines à travers des programmes de Master portant sur la télédétection, les systèmes d’information géographique, la météorologie satellitaire et les systèmes mondiaux de navigation par satellite.

En 2025, environ 50 étudiants issus de 10 pays africains ont participé aux programmes du CRASTE-LF. Une dynamique qui s’inscrit dans une vision plus large visant à mettre les technologies géospatiales au service du développement socio-économique du continent.

Le Maroc poursuit aussi ses efforts pour élargir l’accès au savoir spatial grâce à une plateforme de formation en ligne accessible aux pays africains. Le CRASTE-LF collabore également avec le Bureau des affaires spatiales des Nations unies afin de renforcer la qualité et l’accessibilité de ses formations.

Sur le plan diplomatique et juridique, le Royaume réaffirme son attachement aux principes du Traité de 1967, fondés sur une utilisation pacifique, équitable et non militarisée de l’espace. Une position qui reflète sa volonté de promouvoir une gouvernance responsable et durable des activités spatiales.

Cette ambition se traduit aussi par des avancées concrètes, avec l’enregistrement de plusieurs satellites marocains, dont Mohammed VI-A, Mohammed VI-B, ainsi que les nanosatellites UM5EO et UM5 Ribat. Ces satellites illustrent l’intérêt croissant pour des technologies plus accessibles et adaptées aux besoins des pays en développement.

Enfin, la désignation du Centre Royal de Télédétection Spatiale comme point focal pour l’enregistrement des objets spatiaux confirme la volonté du Royaume de structurer son écosystème spatial dans le respect des standards internationaux.

À travers cette stratégie, le Maroc confirme son ambition de faire du spatial un levier de développement, tout en consolidant son ancrage africain.

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