Les crises persistantes au Moyen-Orient pourraient peser sur la trajectoire économique du continent africain en 2026, avec un impact estimé à une baisse de 0,2% de la croissance, selon un rapport conjoint de la Banque africaine de développement.
Élaboré en partenariat avec la Commission de l’Union africaine, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et le Programme des Nations unies pour le développement, ce document met en lumière les principaux canaux de transmission de ces tensions géopolitiques vers les économies africaines.
Parmi eux, figurent notamment la hausse des prix des hydrocarbures et des denrées alimentaires, les perturbations des chaînes d’approvisionnement ainsi que la volatilité accrue des marchés internationaux.
Face à ces risques, le rapport appelle à un renforcement de la résilience économique du continent, en insistant sur plusieurs leviers stratégiques. Il s’agit notamment de diversifier les sources d’approvisionnement, de stimuler le commerce intra-africain et d’adopter une gestion budgétaire prudente.
Les auteurs recommandent également d’éviter les subventions généralisées, jugées coûteuses et peu ciblées, tout en plaidant pour une meilleure coordination des politiques économiques entre les pays africains.
L’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine est présentée comme un levier central pour atténuer les chocs externes et renforcer l’intégration économique du continent.
Enfin, le rapport insiste sur la nécessité de protéger les populations les plus vulnérables à travers des mesures sociales ciblées, tout en renforçant la mobilisation des ressources internes et la maîtrise de la dette.
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