La baisse annoncée des prix des carburants n’est pas encore visible partout. Dans plusieurs stations-service, les anciens tarifs restent affichés, près de 5 jours après l’ajustement attendu.
Cette situation suscite l’agacement des automobilistes, alors que les écarts de prix se creusent d’un point de vente à l’autre. Certaines stations ont déjà répercuté la baisse, tandis que d’autres continuent d’appliquer des tarifs plus élevés, créant une impression de marché à plusieurs vitesses.
Au-delà du retard constaté, une question revient avec insistance : pourquoi les prix évoluent-ils presque tous les 15 jours, alors que les réserves nationales couvriraient environ 55 jours de consommation ?
En principe, ces stocks servent à sécuriser l’approvisionnement du pays et à éviter les ruptures en cas de tension internationale, de perturbation logistique ou de hausse brutale des cours. Mais ils ne signifient pas forcément que les prix doivent rester figés pendant toute la durée de couverture.
Dans la pratique, les tarifs à la pompe restent influencés par plusieurs facteurs : cours internationaux du pétrole, prix des produits raffinés, taux de change, coûts d’importation, transport, stockage, fiscalité et politique commerciale de chaque distributeur.
Autre élément souvent pointé : depuis la libéralisation du secteur, les prix ne sont plus administrés comme auparavant. Chaque opérateur ajuste ses tarifs selon ses achats, ses marges, ses stocks et sa stratégie commerciale. Résultat : deux stations peuvent afficher des prix différents, parfois dans la même ville.
Ce décalage nourrit une nouvelle fois les critiques sur le manque de transparence du marché des carburants. Pour de nombreux consommateurs, le constat reste amer : les hausses semblent rapides, les baisses beaucoup moins.
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