Moyen-Orient : les marchés européens sous pression, Wall Street suspendue à l’emploi américain

Les marchés financiers évoluent en ordre dispersé ce vendredi, sur fond de tensions persistantes au Moyen-Orient et d’attente autour des chiffres de l’emploi américain.

En Europe, la prudence domine. À la mi-journée, Paris, Francfort et Londres reculaient, pénalisées par les incertitudes liées à la situation autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial. Milan faisait figure d’exception, proche de l’équilibre.

Aux États-Unis, le ton restait plus favorable avant l’ouverture de Wall Street. Les contrats à terme signalaient une progression attendue des grands indices américains, alors que les investisseurs guettaient la publication des données mensuelles sur le marché du travail.

Le regain de tension entre Washington et Téhéran a ravivé l’aversion au risque. Selon les analystes, les marchés restent particulièrement sensibles à toute information concernant une éventuelle réouverture du détroit d’Ormuz ou une escalade militaire dans la région.

Sur le marché pétrolier, le Brent se stabilisait autour de 100 dollars le baril, après avoir fortement reculé la veille. Le brut demeure soumis à une forte volatilité, chaque nouvelle annonce pouvant modifier rapidement les anticipations des investisseurs.

Le marché obligataire, lui, restait relativement stable. Le rendement allemand à 10 ans évoluait autour de 3,01%, tandis que le taux français de même échéance progressait légèrement à 3,64%. Au Royaume-Uni, la livre sterling demeurait également stable malgré les secousses politiques liées aux élections locales.

Dans ce contexte, la clôture de vendredi est particulièrement surveillée. Les investisseurs redoutent d’éventuelles annonces majeures durant le week-end, susceptibles de provoquer un nouveau choc à l’ouverture des marchés lundi.

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