La filière céramique marocaine amorce une nouvelle étape de structuration. À Casablanca, l’Association Professionnelle des Industries de la Céramique et le Ministère de l’Industrie et du Commerce ont signé un protocole d’accord destiné à renforcer la compétitivité, la modernisation et la valorisation du secteur.
Conclu lors de la 1ère Journée Nationale de la Céramique, ce partenariat s’inscrit dans l’Accord Céramique 2026-2030, une feuille de route axée sur l’efficacité énergétique, l’innovation, la montée en gamme, la structuration du marché et la promotion du Made in Morocco.
Le geste de signature, réalisé symboliquement sur un carreau de céramique, a souligné l’ancrage industriel et patrimonial de cette filière dans le savoir-faire national.
Cette rencontre a réuni industriels, architectes, designers, experts et acteurs publics autour des grands défis du secteur, notamment les normes de qualité, les importations, l’exportation et la revalorisation de la production locale.
Les échanges ont également remis au centre du débat la pâte rouge marocaine, souvent opposée à la pâte blanche dans les perceptions du marché. Les intervenants ont rappelé que cette distinction relève davantage de l’image que de la performance technique, la céramique marocaine répondant aujourd’hui aux exigences de résistance, de durabilité et de design.
Pour Omar Chaabi, président de l’APIC, la filière dispose désormais des bases industrielles nécessaires pour franchir un nouveau cap, à condition de construire une trajectoire commune entre acteurs publics et privés.
À travers cette initiative, l’APIC entend consolider son rôle de fédérateur d’une industrie nationale appelée à gagner en compétitivité, en valeur ajoutée et en rayonnement.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News





