À Malabo, l’Afrique mise sur le numérique et la diversification pour accélérer son développement durable

La capitale équato-guinéenne Malabo a accueilli le Forum économique et social africain consacré aux enjeux de la diversification économique et de la transformation numérique, deux axes désormais considérés comme essentiels pour bâtir une croissance durable sur le continent.

Organisée sous le thème « Diversification économique et transformation numérique : quelles trajectoires pour un développement durable en Afrique ? », cette rencontre a été initiée par le Conseil national pour le développement économique et social de Guinée équatoriale et le ministère équato-guinéen des Finances, de la Planification et du Développement économique, en partenariat avec l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique et le Conseil économique, social et environnemental du Maroc.

Le rendez-vous a réuni plusieurs responsables gouvernementaux africains, des représentants d’institutions financières régionales, des dirigeants du secteur privé ainsi que des acteurs économiques venus d’Afrique et de Chine. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, Léandre Bassolé, ainsi que le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale, Yvon Sana Bangui.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le vice-Premier ministre équato-guinéen chargé du Commerce, Gaudencio Mohaba Mesu, dans un contexte marqué par la volonté croissante des pays africains de réduire leur dépendance aux économies extractives et de renforcer leur souveraineté économique.

Prenant la parole lors du Forum, le président du Conseil économique, social et environnemental du Maroc et président en exercice de l’Union des Conseils économiques et sociaux africains, Abdelkader Amara, a souligné que la diversification économique représente aujourd’hui une orientation stratégique incontournable pour les économies africaines. Il a insisté sur la nécessité de construire cette transformation en tenant compte des réalités locales et des avantages compétitifs propres au continent.

Le responsable marocain a également mis en avant le rôle central du secteur privé dans cette dynamique, estimant que la présence simultanée d’acteurs économiques africains et chinois ouvrait la voie à des partenariats capables d’accompagner la transformation structurelle des économies africaines.

Les échanges ont particulièrement porté sur les perspectives offertes par le tourisme durable, l’agro-industrie et le développement de chaînes de valeur régionales. Les participants ont aussi souligné l’importance de la transformation numérique comme moteur de compétitivité, de modernisation des services publics et privés, mais aussi comme outil d’inclusion économique.

Le Forum a par ailleurs servi de vitrine pour présenter les opportunités d’investissement en Guinée équatoriale. Le ministre équato-guinéen des Finances, Iván Bacale Ebe Molina, a exposé plusieurs pistes de coopération destinées à attirer les investisseurs africains et internationaux.

En marge des discussions, des rencontres B2B et B2G ont permis de favoriser les échanges entre opérateurs publics et privés africains et chinois autour de projets concrets de coopération économique.

L’événement a également été marqué par la signature d’un mémorandum d’entente entre le ministère équato-guinéen des Finances et le Crédit Agricole du Maroc, illustrant la volonté des deux parties de renforcer leurs partenariats financiers et institutionnels dans les prochaines années.

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