À Tanger, les pertes et dommages liés au changement climatique se sont imposés comme l’un des sujets majeurs du 8e Congrès mondial de CGLU. Lors d’un panel dédié, les participants ont alerté sur l’impact grandissant des phénomènes climatiques extrêmes sur les trajectoires de développement des pays du Sud global.
Les échanges ont mis en avant la nécessité d’intégrer ces pertes et préjudices dans les politiques publiques, à travers des mécanismes plus solides de résilience, de financement climatique et de justice territoriale, notamment au profit des régions les plus vulnérables.
La vice-présidente de la Fondation Maison du Climat Méditerranéenne, Nezha Bouchareb, a rappelé l’évolution du cadre international, marqué par la mise en place de mécanismes financiers dédiés dans le cadre de la CCNUCC, tout en plaidant pour une gouvernance plus claire en période de crise.
De son côté, Salah Eddine Dahbi, directeur général des ressources en eau au ministère de l’Équipement et de l’Eau, a souligné que le Maroc a fait de l’eau une priorité nationale, rappelant le rôle structurant de cette ressource pour la souveraineté alimentaire, énergétique et économique.
Le panel a également mis en lumière le modèle marocain de gouvernance hydrique, fondé sur les barrages, le renforcement des infrastructures et le recours croissant aux ressources non conventionnelles, notamment le dessalement de l’eau de mer.
Placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, le Congrès réunit à Tanger plus de 3.000 participants autour du thème : « Nouvelle génération de services publics locaux universels ».
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