Le déficit budgétaire du Maroc s’est établi à 20,2 milliards de dirhams à fin juin 2026, contre 24,9 milliards de dirhams un an plus tôt, selon les dernières données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR).
Cette amélioration intègre un excédent global de 26 milliards de dirhams généré par les comptes spéciaux du Trésor et les services de l’État gérés de manière autonome.
Au cours des six premiers mois de l’année, les recettes ordinaires ont progressé de 8,6%, pour atteindre 229,7 milliards de dirhams. Cette évolution a notamment été soutenue par la hausse des impôts directs de 13,8%, des droits de douane et des impôts indirects de 9,5%, ainsi que des droits d’enregistrement et de timbre de 14,9%.
Les recettes non fiscales ont, en revanche, enregistré un recul de 16,9% sur la même période.
Parallèlement, les dépenses du budget général ont augmenté de 13,2%, à 311,1 milliards de dirhams. Les dépenses de fonctionnement se sont accrues de 16,7%, tandis que les investissements publics ont progressé de 14,3%.
Les charges liées à la dette budgétisée ont, pour leur part, avancé de 2,4%. Les remboursements du principal ont atteint 35,2 milliards de dirhams, en hausse de 2,3%, alors que les intérêts de la dette ont progressé de 2,6%, à 24 milliards de dirhams.
À fin juin, les engagements de dépenses se sont élevés à 500,5 milliards de dirhams, soit un taux d’engagement global de 52%. Le taux d’émission sur engagements s’est établi à 83%.
Les comptes spéciaux du Trésor ont enregistré 126,6 milliards de dirhams de recettes, contre 101,5 milliards de dirhams de dépenses, dégageant ainsi un solde positif de 25,1 milliards de dirhams.
De leur côté, les services de l’État gérés de manière autonome ont vu leurs recettes diminuer de 3,7%, à 1,5 milliard de dirhams, tandis que leurs dépenses ont reculé de 6,7%, à 531 millions de dirhams.
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