IBM a vécu une séance noire à Wall Street. Le titre du géant informatique américain a chuté de 25,21 %, mardi, pour clôturer à 217,07 dollars, après la publication de résultats préliminaires inférieurs aux attentes pour le deuxième trimestre. Il s’agit de l’une des plus fortes baisses journalières de l’histoire du groupe.
Pour la période comprise entre avril et juin, IBM prévoit désormais un chiffre d’affaires de 17,2 milliards de dollars, en hausse de seulement 1 % sur un an. Le consensus des analystes se situait autour de 17,9 milliards de dollars.
Dans une lettre adressée aux investisseurs, le directeur général Arvind Krishna a reconnu que le groupe n’avait pas réagi assez rapidement à l’évolution des priorités de ses clients. Plusieurs contrats importants n’ont notamment pas été finalisés dans les délais initialement prévus.
IBM explique avoir observé, durant les dernières semaines de juin, une réorientation brutale des budgets informatiques vers les serveurs, les systèmes de stockage et les puces mémoire. Les entreprises cherchent à sécuriser ces équipements, devenus plus rares et plus coûteux sous l’effet de la multiplication des centres de données consacrés à l’intelligence artificielle.
Cette course aux infrastructures a pénalisé les activités historiques du groupe, notamment les logiciels et les ordinateurs centraux. Le chiffre d’affaires de la division Infrastructures devrait ainsi reculer de 7 %, tandis que les revenus tirés des logiciels progresseraient de 5 %, une performance également inférieure aux attentes du marché.
Les inquiétudes croissantes autour de la cybersécurité ont également perturbé plusieurs décisions d’investissement. L’apparition de nouveaux modèles d’IA capables d’identifier rapidement les vulnérabilités des logiciels pousse certaines entreprises à consacrer davantage de ressources à leur protection numérique, au détriment d’autres projets technologiques.
La débâcle d’IBM a entraîné dans son sillage plusieurs valeurs du secteur des logiciels. Des groupes comme Adobe, Intuit, Salesforce et ServiceNow ont également terminé la séance dans le rouge, les investisseurs redoutant une réduction durable des budgets consacrés aux logiciels traditionnels.
À l’inverse, plusieurs entreprises spécialisées dans la cybersécurité ont profité de ce mouvement, les marchés anticipant une accélération des dépenses destinées à protéger les infrastructures et les applications contre des menaces désormais renforcées par l’intelligence artificielle.
IBM doit publier ses résultats définitifs du deuxième trimestre le 22 juillet 2026.
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