Entre le premier trimestre de 2018 et la même période de 2019, l’économie marocaine a créé 15.000 postes d’emplois nets, contre une création de 116.000 une année auparavant. Ce solde est le résultat d’une création de 109.000 postes en milieu urbain et une perte de 94.000 en milieu rural.
Le secteur des « services » a créé 144.000 postes, les BTP 19.000 et l’ »industrie y compris l’artisanat » 4.000 postes, alors que le secteur de l’ »agriculture, forêt et pêche » a enregistré une perte de 152.000 postes d’emploi.
Dans ce contexte, avec une baisse de 69.000 personnes en milieu urbain et une hausse de 8.000 en milieu rural, le nombre total de chômeurs a reculé de 61.000 personnes au niveau national, s’établissant à 1.211.000 chômeurs.
Le taux de chômage est ainsi passé de 10,5% à 10% au niveau national, de 15,6% à 14,5% en milieu urbain et de 3,5% à 3,8% en milieu rural. Les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, passant de 25,7% à 24,1%, et parmi les personnes disposant d’un diplôme, avec 17,1% après 18,3% une année auparavant.
De son côté, la population sous-employée a baissé de 42.000 personnes, s’établissant à 1.048.000 personnes au niveau national. Le taux de sous-emploi a ainsi reculé de 0,4 point, par rapport au premier trimestre de 2018, passant de 10,0% à 9,6% au niveau national. Il a baissé de 9,4% à 9,0% en milieu urbain et de 10,7% à 10,4% en milieu rural.
Baisse des taux d’activité et d’emploi
Avec 12.108.000 personnes, la population active âgée de 15 ans et plus a baissé, entre les premiers trimestres de 2018 et 2019, de 0,4% au niveau national (+0,6% en milieu urbain et -1,7% en milieu rural). La population en âge d’activité s’est accrue, quant à elle, de 1,7%. Ainsi, le taux d’activité est passé, entre les deux périodes, de 47,1% à 46,2%, enregistrant une diminution de 0,9 point. Ce taux a baissé de 42,4% à 41,7% en milieu urbain et de 55,4% à 54,4% en milieu rural.
En matière d’emploi, 164.000 postes d’emploi rémunérés ont été créés au cours de la période, 120.000 en milieu urbain et 44.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré, composé d’environ 98% d’aides familiales, a en revanche enregistré une baisse de 149.000 postes, 138.000 en zones rurales et 11.000 en zones urbaines.

Au total, avec la création de 109.000 emplois en milieu urbain et la perte de 94.000 en milieu rural, l’économie nationale a créé 15.000 postes nets d’emploi. Le volume global de l’emploi est ainsi passé, entre les deux périodes, de 10.882.000 à 10.897.000 personnes. Le taux d’emploi a, quant à lui, reculé de 0,6 point au niveau national, passant de 42,2% à 41,6%. Ce taux a baissé de 35,8% à 35,6% en milieu urbain et de 53,5% à 52,3% en milieu rural.
Création d’emploi dans les services et perte dans l’agriculture, forêt et pêche
Le volume d’emploi dans le secteur des « services« , après une progression de 50.000 postes d’emploi l’année dernière et 45.000 l’année d’avant, s’est accru, entre le 1er trimestre de 2018 et la même période de 2019, de 144.000 postes au niveau national, 85.000 postes en milieu urbain et 59.000 en milieu rural. Ces nouveaux postes ont été créés principalement par les branches du « commerce de détail » (63.000), de « restauration et hôtellerie » (27.000 ) et des « services personnels et domestiques » (23.000).
Le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat« , après une perte de 9.000 postes d’emploi l’année dernière et une création de 16.000 l’année d’avant, a créé 4.000 postes cette année (exclusivement en milieu urbain), ce qui correspond à une hausse de 0,3% du volume d’emploi dans ce secteur.
Le secteur des BTP a enregistré une création nette de 19.000 emplois (+21.000 en milieu urbain et -2.000 en milieu rural), ce qui correspond à une hausse de 1,7% du volume d’emploi dans ce secteur.
En revanche, après 43.000 postes d’emploi créés l’année dernière et 28.000 l’année d’avant, le secteur de l’ »agriculture, forêt et pêche » a perdu 152.000 au cours du premier trimestre de cette année, ce qui correspond à une baisse de 4,1% du volume d’emploi dans ce secteur.

Baisse du volume et du taux de chômage
Avec un recul de 61.000 chômeurs, résultant d’une baisse de 69.000 en milieu urbain et d’une hausse de 8.000 en milieu rural, la population active en chômage est passée, entre le premier trimestre de l’année 2018 et celui de 2019, de 1.272.000 à 1.211.000 chômeurs, enregistrant une baisse de 4,8% dans le volume global du chômage au niveau national. Le taux de chômage est ainsi passé, entre les deux périodes, de 10,5% à 10% au niveau national, de 15,6% à 14,5% en milieu urbain et de 3,5% à 3,8% en milieu rural.
Les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, passant de 25,7% à 24,1%, et parmi les personnes disposant d’un diplôme, avec 17,1% après 18,3% une année auparavant.

Les taux de chômage les plus élevés sont relevés, en particulier, parmi les femmes (14,7% contre 8,5% parmi les hommes), les jeunes âgés de 15 à 24 ans (24,1% contre 7,8% parmi les personnes âgées de 25 ans et plus) et les détenteurs d’un diplôme (17,1% contre 3,7% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme).
Un chômage de longue durée et de première insertion
Près de 6 chômeurs sur 10 (58,5%) sont à la recherche de leur premier emploi (51,1% parmi les hommes et 71,4% parmi les femmes). Plus des deux-tiers des chômeurs (68,3%) le sont depuis une année ou plus (63,1% parmi les hommes et 77,3% parmi les femmes). D’un autre côté, 22,8% des chômeurs se sont retrouvés dans cette situation suite à des licenciements (17,2%) ou l’arrêt de l’activité de l’établissement employeur (5,6%).
Par ailleurs, 6,7% des chômeurs, totalisant 81.000 personnes au premier trimestre de 2019, sont découragés par la recherche active d’un emploi, contre 7,1% une année auparavant. Ils sont à 84% citadins, 52% masculins, 45% jeunes âgés de 15 à 29 ans et 80% diplômés.
Baisse du volume et du taux de sous-emploi
Le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi a baissé, entre le premier trimestre de 2018 et la même période de 2019, de 1.090.000 à 1.048.000 personnes au niveau national, de 558.000 à 540.000 personnes dans les villes et de 532.000 à 508.000 dans la campagne. Le taux de sous-emploi est ainsi passé de 10% à 9,6% au niveau national, de 9,4% à 9% en milieu urbain et de 10,7% à 10,4% en milieu rural.

La population active occupée sous employée est à environ 88% masculine, 48,5% rurale, 41% jeune ne dépassant pas l’âge de 30 ans et 46,8% diplômée (dont 14,4% détiennent un diplôme de niveau supérieur).
Situation régionale du marché du travail
Cinq régions abritent 72,2% de l’ensemble des actifs âgés de 15 ans et plus. La région de Casablanca-Settat vient en première position avec 22,6% d’actifs, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (13,7%), Marrakech-Safi (13,2%), Fès-Meknès (11,7%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11%).
Quatre régions affichent des taux d’activité plus élevés que la moyenne nationale (46,2%) ; Eddakhla-Oued Eddahab (67,7%), Casablanca-Settat (49,4%), Marrakech-Safi (47,9%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (46,6%). En revanche, les taux les plus bas sont enregistrés dans les régions de Laayoune-Sakia El Hamra (42,1%) et de Souss-Massa (43,3%).

Environ les trois quarts des chômeurs (71,5%) sont concentrés dans cinq régions; Casablanca-Settat vient en première position avec 22,8% de chômeurs, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (16,8%), Fès-Meknès (11,7%), l’Oriental (11%) et Marrakech-Safi (9,2%). Les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les régions de Guelmim-Oued Noun (20,8%) et de l’Oriental (16,3%). Avec moins d’acuité, quatre autres régions dépassent la moyenne nationale (10%) à savoir Laayoune-Sakia El Hamra (14,8%), Rabat-Salé-Kénitra (12,2%), Souss-Massa (12%) et Casablanca-Settat (10,1%). En revanche, les régions de Drâa-Tafilalet et de Béni Mellal- Khénifra enregistrent les taux les plus bas avec respectivement 5,6% et 5,9%.

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