Face à la montée en puissance des événements climatiques extrêmes en Afrique de l’Ouest, la nécessité d’une réponse coordonnée à l’échelle régionale s’impose avec une acuité nouvelle. Réunis récemment à Abidjan, les acteurs clés de la gestion des risques ont insisté sur l’urgence de renforcer les mécanismes de coopération pour mieux anticiper et gérer les crises.
Lors de la 17e réunion du Comité régional des chefs de gestion des catastrophes, organisée sous l’égide de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest, avec l’appui du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes et de l’Union européenne, les participants ont dressé un constat sans détour : les inondations, sécheresses et tempêtes fragilisent de plus en plus les territoires et les populations.
Ces phénomènes, de plus en plus fréquents et intenses, mettent à rude épreuve les capacités de résilience des États de la sous-région. Dans ce contexte, les intervenants ont plaidé pour une approche collective, fondée sur l’anticipation, la mutualisation des ressources et une coordination renforcée entre les différents pays.
Dans un message transmis en son nom, la représentante de la CEDEAO en Côte d’Ivoire a souligné que la gestion efficace des catastrophes dépasse désormais les capacités individuelles des États. Elle a insisté sur l’importance d’une solidarité régionale active, considérée comme le levier central pour protéger durablement les populations.
Au-delà des constats, cette rencontre a permis d’avancer concrètement. Les participants ont notamment validé le cadre d’action du comité, avec l’ambition de le transformer en un véritable outil structuré de coordination régionale. L’objectif est clair : mieux identifier les failles, harmoniser les réponses et renforcer la préparation opérationnelle face aux crises climatiques et humanitaires.
Dans une région où le climat joue désormais une partition de plus en plus imprévisible, cette dynamique collective apparaît comme une nécessité stratégique. Une sorte de bouclier régional en construction, où chaque pays devient à la fois sentinelle et soutien.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News






