L’Agence du Bassin hydraulique du Loukkos (ABHL) a lancé, lundi, une campagne de sensibilisation sur le terrain, en vue d’informer les propriétaires des unités de trituration des effets néfastes des déchets oléicoles sur les ressources en eau superficielles et souterraines.
Cette campagne, placée sous le slogan « Tirons profit des bienfaits de notre huile d’olive sans compromettre la qualité de notre eau », s’inscrit dans le cadre de la stratégie de sensibilisation du ministère de l’Équipement et de l’Eau, ainsi que dans le sillage des efforts de l’Agence pour la gestion et la préservation de la qualité des ressources hydriques, à l’occasion du lancement de la saison de trituration des olives.
Selon un communiqué de l’Agence, cette campagne cible toutes les unités de trituration situées dans sa zone de compétence. Des visites de terrain seront réalisées et un contact direct sera établi avec leurs propriétaires, en coordination avec les autorités locales, afin de les sensibiliser aux risques environnementaux liés à une gestion inappropriée des résidus de trituration.
Cette campagne met également en exergue l’importance de la préservation des ressources en eau, considérée comme une responsabilité collective, ainsi que les conséquences néfastes d’un rejet anarchique de ces déchets, susceptibles de provoquer des catastrophes environnementales menaçant la sécurité de l’eau et l’équilibre écologique de la région.
Elle vise aussi à renforcer la conscience des propriétaires des unités de trituration sur la nécessité de respecter les lois et recommandations environnementales concernant la gestion adéquate et sécurisée des déchets, afin de réduire leurs impacts négatifs sur l’environnement et les ressources en eau superficielles et souterraines.
A cette occasion, l’Agence a annoncé l’organisation de tournées de contrôle sur le terrain, afin de vérifier le respect des lois et règlements par les propriétaires des unités de trituration, ainsi que la mise en œuvre des mesures nécessaires en cas d’infraction, en coordination avec les autorités locales et les services compétents.
L’Agence a réaffirmé son soutien total à la promotion de ce secteur, tout en insistant sur la nécessité de préserver les ressources en eau et de les protéger contre la pollution.
Elle a, par ailleurs, précisé que les résidus issus des unités de trituration affectent les ressources en eau et l’environnement, provoquant la pollution des eaux des rivières et fleuves. Cela impacte négativement les eaux des barrages destinés à la consommation et à l’irrigation, tout en dégradant la qualité des eaux souterraines et superficielles, en raison de l’augmentation des taux de matières organiques et de graisses.
Ces résidus menacent également l’équilibre écologique en affectant négativement les organismes aquatiques et en augmentant la charge des stations de traitement des eaux.
L’Agence exhorte ainsi les propriétaires de ces unités à s’abstenir totalement de déverser les margines dans les cours d’eau, à construire des bassins de traitement conformes aux normes techniques en vigueur, à ne pas dépasser la capacité de ces bassins, et à respecter la quantité d’olives autorisée à être pressée quotidiennement.
À cet égard, elle a rappelé les conséquences juridiques liées au déversement de ces déchets dans les milieux naturels, telles que prévues par la loi sur l’eau n° 15.36. Cette loi stipule que toute personne rejetant des eaux polluées dans le milieu naturel doit réparer les dommages causés à l’eau et au domaine public hydraulique, conformément au principe du pollueur-payeur. Les amendes infligées aux contrevenants varient entre 10.000 et 500.000 dirhams.
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