Le ministère de l’Équipement, du transport, de la logistique et de l’eau et l’Agence de coopération internationale allemande (GIZ-Maroc) ont signé, vendredi à Rabat, un contrat d’exécution du projet de coopération TraCs Maroc, qui vise essentiellement la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le secteur des transports.

Signé par le secrétaire général du ministère, Khalid Cherkaoui et le directeur résident de GIZ Maroc, Lorenz Petersen, le projet TraCs Maroc “Advancing Transport Climate Strategies in Rapidly Motorizing Countries” soutient l’évaluation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le secteur des transports dans trois pays qui sont le Maroc, le Vietnam et le Kenya.

Ce projet qui est financé dans le cadre de l’initiative internationale sur le climat (IKI), par le ministère fédéral allemand de l’Environnement, de la protection de la nature et de la sécurité nucléaire (BMU), vise également à appuyer les décideurs politiques de ces trois pays partenaires pour mettre en œuvre leurs plans d’actions sur le changement climatique dans le secteur des transports.

S’exprimant à cette occasion, Cherkaoui a indiqué qu’au Maroc, le secteur du transport est dépendant à 99% des énergies fossiles, constituant ainsi le premier consommateur de l’énergie finale à hauteur de 38% et le deuxième émetteur des émissions de CO2 à environ 31%.

“Face à ce constat, nous sommes tous conscients du rôle important que doit jouer désormais le secteur du transport dans l’atteinte des objectifs du développement durable et dans sa contribution à l’effort d’atténuation et de réduction des émissions, concourant ainsi à honorer les engagements du Royaume pris pour l’atteinte des objectifs de l’accord de Paris pour le climat, voire même au-delà, décarboner les transports à l’horizon 2050”, a-t-il affirmé.

Le responsable a, dans ce sens, fait savoir que le projet TraCs Maroc, qui a démarré en septembre 2019 et qui se poursuit jusqu’à la fin de 2021, apportera l’assistance technique nécessaire au ministère dans le développement et la mise en œuvre de sa feuille de route sur la mobilité durable.

Il permettra, notamment, la conception et la mise en place d’un système d’inventaire des émissions de GES et le développement des scénarii d’atténuation pour le secteur du transport, qui, basés sur des données fiables et transparentes, permettront d’accroitre l’ambition pour le secteur du transport dans les prochains cycles de la contribution déterminée nationale, a-t-il dit.

“Jusqu’à ce jour, le projet a globalement atteint 35% et de la qualité des travaux qui ont été réalisés à ce stade, notamment l’accompagnement à la révision et à l’élaboration de la proposition des nouvelles mesures et actions d’atténuation pour le secteur du transport routier marocain, dans le cadre du processus d’actualisation de la contribution déterminée nationale post 2020, l’organisation, en janvier 2020, d’un atelier autour de la CDN dans le transport, en plus de la participation en mars 2020 d’une importante délégation marocaine composée de 3 ministères et certains établissements publics à la “Transport & Climate Change Week 2020” à Berlin.

Il s’est, en outre, félicité de la coopération initiée par la GIZ au Maroc depuis des années, relevant que les actions de soutien et d’assistance qu’elle mène ne cessent de se développer et couvrent aujourd’hui plusieurs domaines, notamment la bonne gouvernance, le développement économique durable, les énergies renouvelables et l’efficience énergétique, l’utilisation et la gestion des ressources en eau, ainsi que l’environnement et le changement climatique.

M. Petersen a, de son côté, indiqué dans une déclaration à la presse que la signature de cette convention est d’une grande importance puisqu’elle vise la promotion des stratégies climatiques dans le secteur des transports.

“TraCs Maroc aide les décideurs politiques des pays partenaires à mettre en œuvre leurs plans d’actions sur le changement climatique dans le secteur des transport”, a-t-il fait savoir, notant que le sujet du changement climatique est au centre des préoccupations de l’Allemagne.

“Nous sommes en train de travailler avec le Maroc sur ce qui concerne la mobilité, particulièrement les moyens de transport, la planification des villes et l’infrastructure”, a-t-il précisé.

M. Petersen a, en outre, mis en avant les relations de coopération et de partenariat stratégiques unissant le Maroc et l’Allemagne à tous les niveaux.

TraCs Maroc, qui s’étale jusqu’à la fin de 2021 pour un financement de 600.000 euros, s’articule autour de quatre grands axes d’intervention, notamment le renforcement de l’apport du secteur des transports à la Contribution déterminée nationale (CDN), le développement d’une base de données et d’un système d’inventaire des émissions de GES (MRV) pour le secteur du transport routier et l’accroissement des actions en faveur du climat dans les transports.

Le projet offre également des activités de formation et de promotion de systèmes de collecte, d’évaluation et de suivi des données au niveau du ministère, sachant que l’établissement de ces systèmes de données et le renforcement des compétences dans ce domaine au niveau des institutions sont primordiaux pour évaluer les impacts des différentes politiques et développer des mesures appropriées.