La position officielle de l’Espagne sur la question du Sahara est décidée par le ministère des Affaires étrangères, de l’UE et de la coopération et la Présidence du gouvernement, a affirmé la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, assurant que toute autre déclaration à ce sujet n’est que l'”opinion personnelle” de son auteur.

“La politique étrangère d’un gouvernement est définie par son président et son ministre des Affaires étrangères. Cela doit être très clair. Tout autre membre du gouvernement qui occupe un autre poste peut avoir un avis à titre personnel”, a souligné, jeudi, Robles dans des déclarations à la presse.

La position officielle de l’Espagne sur la question du Sahara est “exprimée par le président du gouvernement et la ministre des affaires étrangères”, a-t-elle clarifié.

“Tout membre du gouvernement peut avoir ses opinions personnelles, mais le gouvernement est un organe collégial et doit être au premier plan des positions prises”, a insisté la responsable espagnole.

“Faire partie d’un gouvernement exige aussi de la responsabilité”, a déclaré Mme Robles, estimant que les divergences doivent être réglées au sein de la coalition gouvernementale et qu’une fois les décisions prises, tous les membres de l’exécutif doivent être “solidaires” et se porter à leur défense.

La même position a été exprimée par la ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, qui a relevé que “la position du gouvernement espagnol concernant le Sahara est très claire et n’a pas changé ces dernières heures, ces derniers jours ou ces dernières semaines”.

Cette position consiste en un “soutien total” au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, afin qu’il puisse “garantir le maintien du cessez-le-feu” au Sahara et faire avancer “une négociation politique qui permette une solution politique, négociée, juste et durable conforme aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU”, a fait observer Mme Gonzalez Laya dans des déclarations à la presse au terme du Conseil des ministres des AE de l’UE.

Il s’agit d’une position “qui été fixée bien évidemment par le ministère des affaires étrangères avec le président du gouvernement, qui sont les responsables des relations extérieures de notre pays”, a-t-elle martelé.