Le comité de pilotage du programme SENTOO, un programme d’accompagnement artistique et de soutien au développement de projets de longs-métrages de fiction et documentaires de création en Afrique, a approuvé, à Rabat, un mémorandum fixant les grandes lignes de l’édition 2020, a indiqué lundi le Centre cinématographique marocain (CCM).

Réunis en marge du Festival national du Film de Tanger, au siège du CCM, les directrices et directeurs des huit centres et directions du cinéma, désormais associés au programme SENTOO, ont approuvé les grandes lignes de cette édition qui comprendra trois résidences au Burkina Faso, au Sénégal et en Tunisie et dont l’appel à candidatures sera lancé courant mars, a précisé le CCM dans un communiqué.

Créé en 2019 à l’initiative des centres et directions du cinéma de six pays africains, que sont le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, SENTOO comprend trois résidences artistiques, soit deux résidences d’écriture et un atelier de production et de coproduction, organisées en faveur de cinéastes africains émergents, porteurs d’un premier ou second long-métrage en phase de développement et s’accompagne de l’attribution d’une bourse d’une valeur de trente-mille euros aux projets sélectionnés, une par pays membre du programme.

Cette initiative panafricaine, « unique dans son genre, vise à donner aux auteurs et aux producteurs du continent, les outils et les moyens matériels pour développer leurs films en préservant leur identité africaine et leurs droits à les exploiter », a expliqué la même source.

En accompagnant les auteurs africains porteurs d’un projet à fort potentiel, à l’étape de l’écriture et en poursuivant l’accompagnement des auteurs et des producteurs concernés pendant les phases suivantes de développement, le programme favorise ainsi les coopérations Sud-Sud, en particulier les coproductions entre pays d’Afrique subsaharienne et du Maghreb.

Après le succès de la première édition en 2019, dont les résidences se sont déroulées à Dakar, à Hammamet (Tunisie) et à Marrakech, deux nouveaux pays, la Côte d’Ivoire et le Togo ont souhaité rejoindre ce programme, relève le communiqué