Infomediaire Maroc – Après une année 2017 difficile, la croissance kényane affiche de beaux résultats pour l’année 2018. Selon des données rendues publiques par l’Office national de la statistique (KNBS), l’économie kényane aura enregistré une croissance de 6% au troisième trimestre 2018, contre 4,7% durant la même période en 2017.

Cette performance est à mettre à l’actif de plusieurs secteurs porteurs, dont celui de l’agriculture qui a progressé de 5,2% durant la période juillet-septembre, contre 3,7% au cours de la même période de 2017, grâce à des conditions climatiques favorables.

Le secteur de l’industrie manufacturière a aussi enregistré une croissance de 3,2% contre une contraction de 0,1% au troisième trimestre de 2017, de même que celui de l’approvisionnement en eau et en électricité qui a progressé de 8,5% contre 4,5% au troisième trimestre de l’année 2017, grâce notamment à une forte augmentation de la production de l’électricité à partir de sources hydroélectriques et géothermiques, selon le KNBS.

A noter que le produit intérieur brut (PIB) du Kenya a progressé de 6,3% au deuxième trimestre 2018, enregistrant ainsi sa plus forte croissance depuis le deuxième trimestre 2016.

Pour 2019, le gouvernement prévoit une croissance économique de 6,2% contre 6% sur l’ensemble de l’année 2018.

Le gouvernement kényan a récemment engagé des mesures d’austérité. Loin d’être un signal négatif, celles-ci pourraient consolider une situation globale largement meilleure en 2018 que l’année d’avant, comme le constate la Banque mondiale dans son dernier rapport.

D’après le dernier rapport économique de la Banque mondiale consacré au pays, les causes de cette embellie de l’économie kényane trouvent leur explication dans une une reprise de l’activité industrielle et une relance dans le secteur de l’agriculture portée par une pluviométrie favorable à de meilleures récoltes. Mais facteur tout aussi encourageant, selon la Banque mondiale, “l’amélioration progressive de la demande privée, qui englobe la consommation des ménages et l’investissement”.

L’inflation modérée ainsi qu’un taux de change stable ont également contribué à la relance de l’économie, laquelle s’est jouée dans tous les secteurs, “à l’exception de la finance et des assurances, des domaines qui ont affiché de meilleurs résultats en 2017 qu’en 2018”, explique Peter Chacha, économiste sénior à la Banque mondiale pour le Kenya.

Rédaction Infomediaire.