L’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) a appelé, mercredi à Rabat, à la mise en place d’un nouveau modèle d’exportation qui puisse permettre un équilibre dans les ressources nationales et une augmentation qualitative des exportations et ce, dans le cadre du nouveau modèle de développement.

Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une réunion avec la Commission Spéciale sur le Modèle de Développement (CSMD) dans le cadre d’une séance d’écoute avec les représentants de l’ASMEX, le président de l’association, Hassan Sentissi, a mis l’accent sur l’importance de “revoir la situation du secteur des exportations” au niveau national, afin d’établir un modèle en mesure de créer un équilibre dans les ressources nationales et de faire progresser ce secteur vital.

Sentissi a prôné l’adoption d’une gestion interne marocaine pour ce secteur basée sur l’implication de tous les acteurs, la coopération avec l’administration de tutelle et la coordination avec l’ASMEX dans la prise de décision, tout en s’inspirant des expériences d’autres pays dans ce domaine.

Pour sa part, le vice-président de l’ASMEX, Abed Chagar a souligné que la vision de l’Association du nouveau modèle de développement est fondée sur des propositions “importantes” visant “la création d’un commerce marocain de bonne qualité au niveau international, le développement de l’industrie exportatrice et l’amélioration de la recherche scientifique dans ce domaine, ainsi que la qualification du capital humain et de toutes les composantes de l’économie marocaine”.

L’ASMEX, a-t-il ajouté, propose de créer un comité de pilotage conjoint entre l’association et le ministère de tutelle pour assurer un management stratégique du secteur, le but étant de développer l’industrie nationale, renforcer sa compétitivité aux niveaux local et international, stimuler la recherche pour le développement et assurer l’accompagnement des entreprises afin de renforcer leur compétitivité.

Lors de cette réunion, l’ASMEX a été représentée par son président Hassan Sentissi ainsi que par Mohamed Essaadi , Abdelaziz Taariji, Moulay Youssef Alaoui, Mhammed Mezzour, Hakim Marrakchi, Abed Chagar, Abid Kabadi et Zahra Maafiri.

La CSMD avait décidé, le 24 décembre dernier, d’écouter les institutions et forces vives de la nation incluant les partis politiques, les syndicats, le secteur privé et les associations et ce, dans un esprit d’ouverture et de construction commune.

Cette écoute large et ouverte vise à recueillir les contributions et les avis des parties sollicitées en vue d’élaborer un nouveau modèle de développement.