Le Gazoduc Afrique-Atlantique Nigeria-Maroc s’impose comme l’un des projets structurants majeurs pour l’avenir énergétique du continent. À Kigali, en marge de l’Africa CEO Forum 2026, la directrice générale de l’ONHYM, Amina Benkhadra, a présenté ce chantier comme un puissant accélérateur de l’intégration africaine.
Pensé pour longer la façade atlantique et traverser 13 pays d’Afrique de l’Ouest, le projet vise à améliorer l’accès à une énergie compétitive et durable, notamment dans des zones où l’accès à l’électricité reste encore limité. Au-delà de l’électrification, il doit aussi soutenir l’industrialisation du continent.
Selon Amina Benkhadra, la disponibilité du gaz pourrait dynamiser plusieurs filières stratégiques, notamment les mines, les engrais, la pétrochimie, le ciment et l’alumine. L’enjeu est clair : permettre aux pays concernés de transformer davantage leurs ressources sur place, au lieu de rester cantonnés à l’exportation de matières premières.
Le projet est également appelé à jouer un rôle important dans la création d’emplois, le développement social et l’insertion économique de la jeunesse africaine. Il pourrait, par ailleurs, contribuer à la sécurité énergétique de l’Europe, à travers l’exportation d’une partie des capacités disponibles.
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